Jeune et proprio, pas une utopie
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Jeune et proprio, pas une utopie

Acheter une villa ou un appartement est un rêve pour beaucoup. Faut-il pour autant être fortuné et travailler depuis de longues années pour devenir propriétaire?

«De plus en plus de couples de 30 ans prennent la décision d'acheter. La pénurie de logements et l'augmentation des loyers qu'elle a engendrée ont notamment rendu ce choix plus facile», explique Anne-Marie Castella, directrice de l'agence immobilière MK Gestion, à Yverdon-les-Bains.

Si une banque accepte de prêter l'argent nécessaire à l'achat d'un logement, encore faut-il disposer de 20% de fonds propres. La chose est plus aisée depuis 1995, date à laquelle il est devenu possible de retirer le capital de son 2e pilier. Ce qui permet souvent à un jeune couple de réunir la somme nécessaire.

Reste ensuite à rembourser l'argent emprunté. Sur ce plan, la situation actuelle est favorable. Les taux hypothécaires sont en effet particulièrement bas. Ils n'ont cessé de baisser depuis 1990 pour actuellement frôler les 3%. «Mais ils devraient revenir progressivement à leur niveau d'il y a quelques années, aux alentours des 4%», précise Fernando Martins da Silva, responsable de la politique d'investissement à la Banque Cantonale Vaudoise.

Face à cette probable augmentation, les spécialistes de l'immobilier conseillent la prudence. «Les gens ont tout intérêt à avoir une marge de sécurité», note Philippe Leuba, directeur de la Chambre vaudoise immobilière.

Des professionnels sont présents aujourd'hui et demain sur la place Saint-François, à l'écoute des candidats propriétaires.

Cédric Alber

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