01.12.2017 à 16:00

BerneJeune femme pelotée, frappée et... virée du bar

Une Bernoise reproche à un établissement du centre-ville de ne pas l'avoir suffisamment prise au sérieux après qu'elle avait été agressée par un client.

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Avec le recul, Nina* se dit qu'elle aurait mieux fait de rester chez elle et ne pas sortir boire un verre en ville, le 18 novembre dernier à Berne. Interrogée ce vendredi par la «Berner Zeitung», la jeune femme de 28 ans explique avoir passé un sale moment au bar Cuba, situé sur la Kornhausplatz.

Elle se souvient avoir attendu son tour pour aller aux toilettes lorsqu'un inconnu s'est approché d'elle et lui a mis la main entre les jambes. Nina s'est alors retournée et l'a giflé. Selon elle, ce n'est pas la première fois qu'elle réagit de la sorte après avoir été pelotée par un inconnu en soirée. Or, au lieu de s'en aller comme la plupart des hommes, celui-là a rétorqué avec une droite.

«Il ne m'a même pas écoutée correctement»

«J'étais furax. Je lui ai crié dessus et lui ai rappelé ce qu'il venait de faire», explique la Bernoise, qui a par la suite dû encaisser un deuxième coup. C'est donc avec le nez en sang que la jeune femme a signalé l'affaire à un agent de sécurité sur place. «Le sécu n'a pas cherché à retrouver l'homme. Il ne m'a même pas écoutée correctement.» Nina avoue avoir perdu ses moyens et avoir commencé à lui faire une scène, menaçant de prendre le micro du DJ afin de faire une annonce dans tout le bar. Conséquence: l'agent de sécurité a viré la jeune femme de l'établissement.

Contacté, le gérant du Cuba, Samuel Güven, assure qu'il s'agit là d'une procédure standard appliquée dans ce type de situation: «Lorsqu'une dispute éclate, les personnes impliquées sont sorties du bar par nos agents de sécurité.»

Aucune plainte déposée

Samuel Güven ajoute qu'il n'était pas au courant de cette affaire avant de recevoir le coup de fil du journal. Il précise par ailleurs qu'aucune plainte n'a été déposée. Nina confirme en effet qu'elle n'a pas déposé plainte. Quant à la police, elle affirme uniquement être intervenue au Cuba le soir en question, sans donner davantage d'informations. «Je me suis sentie intimidée par les agents. Ils m'ont dit que je pouvais porter plainte, mais que l'inconnu pouvait également porter plainte contre moi parce que je l'avais giflé.»

Nina retient deux leçons de sa mésaventure: la prochaine fois, elle portera plainte et elle n'ira plus jamais au Cuba.

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