Genève: Jeunes filles de l'Est as de la cambriole
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GenèveJeunes filles de l'Est as de la cambriole

Depuis quelques semaines, 50% des logements pillés le sont par des mineures armées d'un tournevis.

par
Jérôme Faas
François Schmutz, chef de la police judiciaire, avec une chignole, outil prisé des cambrioleurs albanophones. Les jeunes mineures Croates et Serbes préfèrent, elles, le tournevis.

François Schmutz, chef de la police judiciaire, avec une chignole, outil prisé des cambrioleurs albanophones. Les jeunes mineures Croates et Serbes préfèrent, elles, le tournevis.

Elles ont moins de 18 ans, agissent en équipes de deux ou trois, sont issues de Serbie ou de Croatie et résident en France ou en Italie, dans des camps de gens du voyage. Ces jeunes filles ont perpétré «près de la moitié des cambriolages ces derniers mois ou semaines», a annoncé hier François Schmutz, chef de la police judiciaire genevoise. Détail sordide: «Elles peuvent être échangées ou revendues» selon leur habileté.

29 «équipes» arrêtées à Annemasse (F)

Equipées d'un tournevis, elles opèrent par pesée et arrachage du cylindre de porte. Très présentes dans le bassin genevois depuis 2012, mais aussi dans tout l'arc lémanique, pense le porte-parole de la police vaudoise, elles ont récemment intensifié leurs activités. Le 6 décembre, la police annemassienne (F) a arrêté la 29e équipe du genre depuis janvier: deux ados de 15 ans.

Allers-retours depuis Turin ou Paris

Les Français notent avoir «été saisis d'une de­mande ­particulière» des Genevois, «confrontés à une hausse importante de ces cambrio­lages depuis une quinzaine de jours.» François Schmutz détaille: «Le phénomène connaît des pics. Elles viennent de ­Turin, de Paris, puis repartent. Elles sont là actuellement.»

6340 cambriolages depuis janvier

Combien d'introductions furtives, sur les 6340 de l'année, leur sont imputables? Le chef de la PJ tait ce chiffre. Il reconnaît, en revanche, le casse-tête posé par l'âge des filles: «On les place en centre de détention pour mineurs, puis elles sont remises à leur représentant ­légal: celui qui les pousse à cambrioler.»

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