Jeunes politiciens victimes de leur manque de notoriété
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Jeunes politiciens victimes de leur manque de notoriété

LAUSANNE – Les étudiants de l'UNIL avaient l'occasion hier soir de découvrir cinq jeunes candidats au Grand Conseil. Face à eux: 13 auditeurs...

La salle était comble fin janvier pour voir notamment Pierre-Yves Maillard et Christiane Langenberger débattre de la caisse unique. Une semaine plus tard, une cinquantaine d'étudiants se sont pressés pour entendre Josef Zisyadis, Anne-Catherine Lyon ou Philippe Leuba parler de leur politique vis-à-vis des jeunes.

Ces derniers ne s'intéressent-ils pas à ceux qui semblent pourtant les représenter le mieux? «Ce qui est paradoxal, c'est que des thèmes qui les concernent de près, comme ceux débattus ce soir, semblent moins les intéresser qu'un thème comme la caisse unique», explique Julien Wicki, président de la Fédération des associations d'étudiants de l'UNIL. Il met aussi en avant une période peu propice, celle des examens, et le manque de notoriété des invités. «Le fait que ces candidats ne soient pas connus retient sans doute les gens, confirme une étudiante. Malgré cela, leur prestation m'a convaincue, ils maîtrisaient leurs sujets.»

Frustrant de parler devant une assistance clairsemée lorsqu'on est jeune et engagé politiquement? «On se fait une raison», lâche Raphaël Mahaim, venu parler avec ses congénères de bourses d'études, de prêts estudiantins ou de problèmes de logement. «L'intérêt des jeunes pour la politique est là, mais il faut savoir le susciter, ajoute le candidat vert de 24 ans. Il faut les interpeller directement, dans la rue, par exemple.»

Cédric Alber

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