Jeunes voleurs gitans: quels moyens pour la police?

Actualisé

Jeunes voleurs gitans: quels moyens pour la police?

Face aux vols commis par de jeunes gitans, policiers et douaniers se retrouvent bien souvent démunis, faute de moyens.

Mardi dernier, deux femmes gitanes de 22 ans se sont fait pincer par la police à Renens. Elles ont avoué être venues en Suisse pour voler. Deux heures plus tard, deux filles de 13 et 14 ans, également gitanes, se faisaient prendre en flagrant délit alors qu'elles tentaient de cambrioler une maison à Pully.

Dans les deux cas, les voleuses venaient d'un camp de gitans

situé à Annemasse, en France voisine. Les gardes-frontière ont-ils des moyens d'agir? «Le problème est que leurs papiers sont la plupart du temps en ordre. Nous ne pouvons pas leur interdire l'accès au territoire helvétique», explique Etienne Schaller, du Corps des gardes-frontière III.

Les contrôles sont donc plus poussés à la sortie. Les voitures suspectes, susceptibles de contenir des objets volés, sont fouillées. Depuis le mois de juin, cinq personnes impliquées dans des affaires de vol ont été interpellées aux frontières vaudoises et genevoises. «Mais nous ne pouvons pas tout surveiller.»

Un point de vue que partage Charles Dagon, porte-parole de la police cantonale vaudoise. «Nous n'avons pas renforcé nos patrouilles. Mais la population a été mise en garde contre ce phénomène.» Il regrette également une certaine impunité dont bénéficient les jeunes voleurs gitans. Etant la plupart du temps mineurs, ils sont très vite relâchés et écopent de peines réduites. Ce qui laisse la porte ouverte à d'éventuelles récidives...

Cédric Alber

Ton opinion