Jeunes voyous «marqués à la culotte»

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Jeunes voyous «marqués à la culotte»

A Genève, un éducateur personnel collera aux basques des jeunes en rupture pour leur éviter d'être placés en foyer.

En plein Euro, Charles Beer, conseiller d'Etat en charge de l'Instruction publique, a usé hier de la métaphore footballistique pour décrire une nouvelle mesure visant à maximiser les chances de réinsertion des délinquants mineurs. Une unité spéciale d'éducateurs «flexibles» et «mobiles» sera ainsi créée dès cet automne à la Fondation genevoise pour l'animation socioculturelle.

«C'est une réponse originale à l'application du nouveau droit pénal des mineurs, entré en vigueur en janvier 2007, estime Charles Beer. Cela permet de travailler de façon moins rigide et hors du cadre institutionnel.» Les jeunes condamnés par le Tribunal de la jeunesse (TJ) pourront désormais se retrouver avec un éducateur particulier sur le dos. «Cette sanction cherche surtout à créer un lien personnel entre le mineur et l'assistant social. Son but: favoriser la progression du jeune pour qu'il retrouve sa place dans la société», explique Sylvie Wegelin, présidente du TJ. L'éducateur aura autorité sur le jeune et fixera son suivi de façon coercitive. Il interviendra auprès du mineur autant de fois qu'il le jugera nécessaire Et, s'il le faut, le soir ou le week-end.

Actuellement, le TJ traite 1600 dossiers par année, qui sont toujours plus complexes. «Ce chiffre est en progression. Le dispositif d'encadrement doit donc évoluer», plaide Sylvie Wegelin.

Renaud Bournoud

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