Challenge League: Jocelyn Roux: «Cette offre était difficile à refuser»
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Challenge LeagueJocelyn Roux: «Cette offre était difficile à refuser»

Jocelyn Roux quitte Lausanne-Sport pour rejoindre les rangs du plus grand rival des Vaudois dans la course à la promotion en Super League.

par
Marc Fragnière

L'attaquant genevois s'est engagé pour 18 mois auprès d'un FC Wil très ambitieux et détenu par le milliardaire turc Mehmet Nazif Günal. Cette nouvelle a de quoi rendre les supporters lausannois furax: l'an dernier, le LS avait déjà laissé filer son meilleur canonnier, le Roumain Cristian Ianu, au FC Lucerne lors du mercato hivernal. Cela avait coïncidé avec le début de la fin des ambitions vaudoises d'ascension.

Le précédent «Xamax»

Dans l'histoire récente de la Challenge League, Neuchâtel Xamax avait dépouillé le SC Kriens en 2008-09 en engageant sa pièce-maîtresse Roland Bättig. Les six unités d'avance des banlieusards lucernois avaient alors fondu comme neige au soleil et les Neuchâtelois avaient retrouvé l'élite l'été suivant. Aujourd'hui, LS possède six points de plus que son dauphin saint-gallois… De là à y voir une certaine prémonition… Il y a un pas que le FC Wil tentera de franchir ce printemps.

Atteint sur son portable, Jocelyn Roux a justifié son choix sans louvoyer: «On m'a proposé un contrat d'un an et demi. A 29 ans, c'était difficile de dire non.» D'autant plus que les émoluments offerts par la nouvelle place forte économique de la Challenge League sont époustouflants. «Financièrement, il est vrai que l'on m'a fait une belle offre pour mon âge. On m'a proposé quelque chose de très intéressant», admet le Genevois qui retrouvera son ancien coach à Servette, Kevin Cooper à Wil.

Il touchera quatre fois plus qu'au LS

Alors que certaines indiscrétions parlent d'un salaire multiplié par quatre dans le canton de Saint-Gall, Jocelyn Roux joue la pudeur… «Oui, souffle-t-il d'une voix à peine audible, c'est presque dans ces eaux-là.»

A challenge sportif égal, l'attaquant n'aurait évidemment pas changé d'air: «D'autant plus qu'à Lausanne, j'avais la possibilité de préparer ma reconversion professionnelle par le biais de mon stage au cabinet d'avocats HNB Law, où je préparais mon brevet d'avocat», rappelle l'artificier qui devra mettre cette ambition-là entre parenthèses les 18 prochains mois: « Oui, les trajets entre Wil et Morges sont un peu longs… »

C'est bien connu. Si l'argent ne fait pas le bonheur, il y contribue grandement. Du coup, c'est l'assurance d'avoir les poches bien garnies que Jocelyn Roux se penchera vers son nouvel horizon sportif. Un horizon au bout duquel pointe un objectif incontournable: la promotion en Super League. « Je quitte un très bon staff, très professionnel, pour en rejoindre un autre. Je laisse une équipe compétitive pour en intégrer une autre. Le score du dernier match (ndlr: 3-0) était un peu trompeur. Nous (ndlr: le LS) avions eu de la peine à les (ndlr: le FC Wil) manoeuvrer », rappelle-t-il alors que le costume du favori de la Challenge League semble irrémédiablement avoir changé d'épaules.

Janvier dans le luxe et au soleil

Afin d'aborder leur course poursuite contre le rival vaudois dans les meilleures dispositions, les dirigeants du FC Wil ont mis les petits plats dans les grands. Du 5 au 30 janvier, les Saint-Gallois partiront en camp d'entraînement en Turquie, à Antalya, où ils prendront leurs quartiers dans le luxueux hôtel cinq étoiles «World of Wonders». De quoi faire des miracles ce printemps ?

« En tous les cas, je me réjouis de découvrir le groupe et de participer à ce camp d'entraînement », prévient Jocelyn Roux, pour qui viendra ensuite le temps de chercher un pied-à-terre dans la région de Wil.

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