Crise en Ukraine: Joe Biden : «des actes, pas des paroles»
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Crise en UkraineJoe Biden : «des actes, pas des paroles»

Joe Biden, le vice-président américain, a appelé le président russe Vladimir Poutine à montrer sa bonne volonté dans la crise ukrainienne par des actes en plus de paroles.

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14.04 Les autorités de la péninsule de Crimée annexée en mars 2014 par la Russie ont interdit mercredi l'assemblée des Tatars de Crimée, le Medjlis.

14.04 Les autorités de la péninsule de Crimée annexée en mars 2014 par la Russie ont interdit mercredi l'assemblée des Tatars de Crimée, le Medjlis.

Reuters
03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

Keystone
20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

epa/Roman Pilipey

Le vice-président américain Joe Biden a appelé samedi le président russe Vladimir Poutine à montrer sa bonne volonté dans la crise ukrainienne par «des actes, pas des paroles».

Tout accord futur sera «jugé par les actions que la Russie entreprend sur le terrain, pas par le papier qu'elle signe (...) Trop souvent le président Poutine a promis la paix et livré des tanks, des troupes et des armes», a-t-il dit à la conférence sur la sécurité de Munich.

Pas de guerre

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé samedi que la Russie «ne comptait faire la guerre à personne», au lendemain de discussions avec son homologue français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, qui lui ont présenté un projet de plan de paix en Ukraine.

«Nous ne comptons faire la guerre à personne, nous comptons coopérer avec tous», a assuré le président russe, cité par l'agence de presse Interfax, alors que, quelques heures plus tôt, M. Hollande estimait que le plan de paix était «une des dernières chances» d'éviter «la guerre».

Développement freiné

Aucune information n'a filtré sur la teneur de la discussion vendredi soir à Moscou entre le président français, la chancelière allemande et le président russe, si ce n'est qu'elle a permis d'avancer vers la rédaction d'un document concernant un projet de plan de paix sur l'Ukraine.

«Grâce à Dieu, il n'y a pas de guerre. Mais il y a, c'est certain, une tentative de freiner notre développement par différents moyens», a dénoncé M. Poutine, qui s'exprimait devant un congrès de syndicalistes russes à Sotchi, au sud de la Russie.

Etats-Unis ciblés

«Il y a une tentative de geler l'ordre mondial actuel avec l'existence d'un seul dirigeant, qui s'est mis en place au cours des dernières décennies après la chute de l'Union soviétique», a-t-il ajouté, faisant allusion aux Etats-Unis.

«Je crois que (ce dirigeant) peut tout se permettre, mais ne permet aux autres que ce qu'il autorise, et uniquement ce qui va dans ses intérêts. Un tel ordre mondial, ne peut convenir à la Russie», a-t-il martelé, rappelant que la Russie «ne peut vivre sous une semi-occupation».

Le conflit dans l'est de l'Ukraine, qui a fait plus de 5'300 morts depuis avril, a causé la pire dégradation des relations depuis la fin de la Guerre froide entre la Russie et les Occidentaux, qui ont mis en place contre Moscou une série de sanctions sans précédent à cause de son rôle dans la crise ukrainienne. (afp)

Porochenko demande une aide militaire aux alliés

Le président ukrainien Petro Porochenko a déclaré samedi que la crise ne serait pas résolue à moins que son pays ne reçoive un soutien politique, économique et militaire de ses alliés d'Europe et d'ailleurs. Il a brandi des passeports de soldats russes qui auraient été trouvés sur le territoire ukrainien, pour prouver «l'agression et la présence de troupes russes» combattant aux côtés des rebelles dans l'est du pays.

«J'ai amené les passeports et cartes d'identités militaires de soldats russes, d'officiers russes qui sont venus chez nous (...) C'est la meilleure preuve de l'agression et de la présence de troupes russes» sur le sol ukrainien, a-t-il affirmé à la Conférence sur la sécurité de Munich.

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