Diplomatie - Biden est arrivé au Royaume-Uni, premier arrêt de sa tournée en Europe
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DiplomatieBiden est arrivé au Royaume-Uni, premier arrêt de sa tournée en Europe

Joe Biden a atterri sur la base aérienne de Mildenhall mercredi soir en vue de participer au sommet du G7, avant sa rencontre avec Vladimir Poutine la semaine prochaine à Genève.

L’avion présidentiel Air Force One lors de son arrivée au Royaume-Uni mercredi.

L’avion présidentiel Air Force One lors de son arrivée au Royaume-Uni mercredi.

REUTERS

Le président américain Joe Biden est arrivé mercredi soir au Royaume-Uni où il participera au sommet du G7, selon un journaliste de l’AFP à bord d’Air Force One. Il s’agit de la première étape d’une tournée européenne lors de laquelle il rencontrera son homologue russe Vladimir Poutine à Genève.

Arrivé à bord de l’avion présidentiel sur la base aérienne de Mildenhall (sud-est), Joe Biden doit s’exprimer dans la soirée devant des membres de l’US Air Force, puis rencontrer jeudi en tête-à-tête le Premier ministre britannique, Boris Johnson.

Mobiliser les démocraties

Accompagné de la Première dame, Jill Biden, le dirigeant démocrate participera au sommet du G7 en Cornouailles, où la pandémie de Covid-19 et le climat feront partie des priorités. Premier arrêt de la tournée: la base de Mildenhall, dans l’est du Royaume-Uni, où le président s’exprimera devant des membres de l’US Air Force. Un tête-à-tête avec le Premier ministre britannique, Boris Johnson, est prévu dès jeudi. Dimanche, Joe Biden rendra visite, au château de Windsor, à la reine Elisabeth II, qui règne depuis soixante-neuf ans.

«Mon voyage en Europe est l’occasion pour l’Amérique de mobiliser les démocraties du monde entier», a assuré celui qui martèle, depuis son arrivée au pouvoir, que les États-Unis sont de retour («America is back») et entendent s’impliquer pleinement dans les affaires du monde. Comment le locataire de la Maison-Blanche s’est-il préparé à ce déplacement de huit jours, qui le mènera aussi à Bruxelles et au cours duquel il multipliera les rencontres bilatérales?

«Il se prépare depuis cinquante ans», a répondu sa porte-parole Jen Psaki, dans une allusion à la très longue carrière politique du président de 78 ans qui fut élu pour la première fois au Sénat en 1972, à l’âge de 29 ans. «Il connaît certains de ces dirigeants, dont le président Poutine, depuis des décennies», a-t-elle insisté.

Le président américain, Joe Biden, avec son épouse Jill mercredi lors du départ de la Maison-Blanche pour rejoindre l’Europe et Genève.

Le président américain, Joe Biden, avec son épouse Jill mercredi lors du départ de la Maison-Blanche pour rejoindre l’Europe et Genève.

Getty Images via AFP

Parmelin et Cassis avant Poutine

Le sommet avec Vladimir Poutine, prévu le 16 juin à Genève, sera le point culminant de ce premier déplacement, qui intervient au moment où Joe Biden est en difficulté dans son pays, sur fond de tensions au sein de son propre camp. Ukraine, Biélorussie, sort de l’opposant russe emprisonné Alexeï Navalny, cyberattaques: les discussions s’annoncent âpres et difficiles, notamment sur ce dernier point. La question cyber sera «un sujet de notre discussion», a assuré Joe Biden mercredi avant son départ.

Sur un ton plus léger et toujours avant d’embarquer, Joe Biden a tenu à avertir les journalistes présents de «faire attention aux cigales», l’un de ces insectes qui envahissent actuellement l’est des États-Unis s’étant posé sur son cou quelques secondes auparavant. La veille, un autre avion qui devait transporter les reporters couvrant la Maison-Blanche avait été cloué au sol, une nuée de cigales ayant envahi ses moteurs. Concernant la Russie, la Maison-Blanche, qui alterne messages conciliants et mises en garde, martèle qu’elle a des attentes modestes. Seul objectif avancé: rendre les relations entre les deux pays plus «stables et prévisibles».

«Le problème est que Poutine ne veut pas nécessairement une relation plus stable et plus prévisible», résume le diplomate américain Alexander Vershbow, ancien numéro 2 de l’Alliance atlantique. La présidence américaine a donné peu de détails sur le déroulement de ce tête-à-tête. Elle a seulement laissé entendre que, contrairement à ce qui s’était passé avec Donald Trump à Helsinki en 2018, une conférence de presse commune des deux hommes n’était pas à l’ordre du jour.

Selon une information du Blick, le président de la Confédération, Guy Parmelin, et le ministre des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, recevront Joe Biden le mardi 15 juin, soit un jour avant la rencontre entre Vladimir Poutine et le président américain à Genève.

80 millions de doses

Toujours sur le tarmac de la base militaire d’Andrews, en banlieue de Washington, M. Biden a ajouté qu’il comptait dévoiler bientôt une stratégie vaccinale mondiale. Vivement critiquée pour avoir tardé à partager ses vaccins contre le Covid-19 avec le reste du monde, la Maison-Blanche tente désormais de se poser en leader sur ce dossier. «Les États-Unis sont déterminés à travailler sur la vaccination internationale avec le même sens de l’urgence dont nous avons fait preuve dans notre pays», martèle Joe Biden.

Washington vient d’annoncer que 75% des 80 millions de doses de vaccins promises à des pays étrangers d’ici fin juin seraient distribuées via le dispositif de partage Covax. Ce dernier a été mis en place pour assurer une distribution équitable des vaccins, notamment aux pays à faibles revenus.

(AFP)

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