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USA-Australie«Joe» le pigeon a parcouru 13’000km… et risque l’euthanasie

Un volatile américain est parvenu à traverser l’océan Pacifique et a élu domicile à Melbourne, en Australie. Mais les autorités sanitaires le considèrent comme un risque pour la faune locale, et veulent s’en débarrasser au plus vite.

Les pigeons voyageurs peuvent parcourir aisément des milliers de kilomètres (Photo d’illustration). 

Les pigeons voyageurs peuvent parcourir aisément des milliers de kilomètres (Photo d’illustration).

Unsplash/Tim Mossholder

En découvrant un pigeon aux allures exotiques débarquer dans son jardin au lendemain de Noël, Kevin Chelli-Bird, un habitant de Melbourne (Australie), pensait vraisemblablement avoir noué une nouvelle amitié. «Il s’est lavé et a bu dans ma fontaine, raconte-t-il au Guardian. Il avait l’air très fatigué, alors j’ai écrasé un biscuit et le lui ai donné.»

Il s’avère que le volatile, bagué, est un pigeon voyageur américain. Il avait disparu lors d’une course dans l’Oregon, le 29 octobre dernier, et appartient à un éleveur dans l’Alabama. L’oiseau est donc parvenu à traverser l’océan Pacifique, soit un voyage de plus de 13’000 kilomètres. Raison pour laquelle son hôte australien lui a donné le surnom de «Joe», en référence au président élu américain Joe Biden.

Pas de «happy end» pour Joe

«Nous pensons que dans sa course, il a dévié, est parti en direction de la mer, a atterri sur un bateau et a été emmené, a plaisanté M. Chelli-Bird. Peut-être qu’il en avait marre de Donald Trump et qu’il a décidé de partir.» Ce voyage épique n’a cependant pas fait sourire les autorités australiennes, l’oiseau ayant ainsi enfreint les mesures très strictes d’entrée sur le territoire.

«Comme il n’a pas été préparé légalement pour l’importation ou importé, les statuts sanitaires de cet oiseau et de tous ceux avec lesquels il a été en contact depuis son départ et avant son arrivée sont inconnus, a déclaré une porte-parole du Ministère de l’agriculture dans un communiqué. Cela constitue un risque en termes de biosécurité pour la faune aviaire australienne et notre industrie avicole.» Reste qu’il faudra probablement engager un spécialiste pour attraper le voyageur ailé. Car «Joe» ne se laisse pas faire et s’enfuit dès que quelqu’un s’approche, confie l’habitant de Melbourne chez qui il a élu domicile.

Règles strictes, même pour Johnny Depp

L’Australie impose une réglementation très stricte sur les animaux afin d’éviter la propagation de maladies. Les chats et les chiens venant des États-Unis sont soumis à dix jours de quarantaine.

En 2015, l’acteur américain Johnny Depp et celle qui était alors son épouse, Amber Heard, avaient connu une histoire similaire. Le couple avait fait entrer clandestinement leurs chiens en Australie et réussi à les sauver en les renvoyant très vite dans leur pays.

(lph/afp)

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69 commentaires
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Raoul Chloroquin

15.01.2021 à 20:40

Une Renault avec ce kilométrage est aussi à la casse. Et Joe refuse de passer le contrôle technique. Et il est sans-papiers.

Marc c

15.01.2021 à 20:36

Il traverse les océans mieux que les Boeing, donnez lui une médaille plutôt...

David-

15.01.2021 à 19:57

Double peine : pauvre volatile :(