Hockey sur glace: Johann Morant: «Pas mon rôle de créer du joli jeu»
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Hockey sur glaceJohann Morant: «Pas mon rôle de créer du joli jeu»

Mardi soir, Zoug accueille Lausanne pour l'acte I de la demi-finale. Pour le EVZ, un certain Johann Morant sera sur la glace. Attention danger!

par
Grégory Beaud
Zoug
Johann Morant est connu pour être un joueur rugueux.

Johann Morant est connu pour être un joueur rugueux.

Keystone

Lors du dernier match du quart de finale, Johann Morant est passé entre les gouttes pour un geste litigieux contre le Finlandais de Lugano, Henrik Haapala. Le Français à licence suisse est connu pour ne pas être le plus doux sur une patinoire. Et il ne s'en cache pas franchement. De la faculté lausannoise à contenir le défenseur zougois peut aussi dépendre cette série. Une chose est sûre: les Lions devront regarder dans leur dos à tout moment, car Johann Morant ne sera jamais bien loin.

Johann Morant, comment avez-vous géré ces dix jours de pause entre votre qualification pour les demi-finales et cet acte I?

Honnêtement, ce n'est pas franchement une pause, comme vous dites. Nous avons beaucoup travaillé, notamment en salle de musculation et au niveau du cardio pour être prêts pour ce match de mardi. Ces dix jours ont surtout été bénéfiques pour soigner les petites blessures de la première série. Après dix jours sans match, nous devront veiller à être tout de suite dans le rythme. Lausanne a cet avantage de n'avoir pas eu de coupure. A nous de sortir fort dans les premières minutes.

Vous n'avez connu l'identité de votre adversaire que tard samedi. Un problème?

Nous nous préparons surtout sur notre jeu. Nous savons que notre équipe est très forte. Nous avons évidemment effectué quelques ajustements en fonction de l'équipe face à nous. Mais le gros du travail concerne notre jeu et notre système. Pas celui de notre adversaire.

Cette saison, vous avez eu des problèmes face à Lausanne avec trois défaites et une seule victoire. Le jeu des Vaudois vous pose-t-il des problèmes?

C'est vrai. Comment faire face à eux? J'aimerais bien avoir la réponse. Cela nous faciliterait bien la tâche pour cette série (rires). Nous ne nous sommes pas bien débrouillé face à eux, c'est vrai. Mais les play-off, comparé à la saison régulière, ce n'est pas franchement la même chose. C'est un jeu beaucoup plus dur. On verra comment Lausanne va y répondre.

Vous êtes un joueur volontiers rugueux

Je suis très à l'aise avec ça (rires).

Est-ce que vous vous réjouissez plus particulièrement d'un retour à un jeu plus physique lors des séries éliminatoires?

A partir du moment où le jeu est serré et plus dur, je peux mieux m'exprimer. Avec de la pression, c'est là que je suis le plus à l'aise. Lorsqu'un match va dans tous les sens et que ça se finit sur un 8-0, je ne suis pas très utile. Ce n'est pas vraiment mon style de jeu d'aller marquer des goals et de créer du joli jeu. Par contre dans les situations comme les play-off nous en proposent, je suis efficace.

Vous avez joué à Lausanne en 2013-2014. On peut voir une certaine symétrie dans vos courbes de progression, non?

C'est vrai, on peut voir les choses ainsi. Si les deux courbes continuent d'aller vers le haut, moi ça me va (rires). Lausanne construit quelque chose de très intéressant depuis quelques années. Après avoir fait plusieurs fois les play-off, ils se sont désormais qualifiés pour les demi-finales. Il faut voir du respect pour le travail qui a été accompli et la structure mise en place. La nouvelle patinoire est un élément qui va également aider le club. C'est que du positif pour ce club.

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