Actualisé

CyclismeJohann Tschopp prêche par l'exemple

Le Valaisan (30 ans) sera l'un des leaders de l'équipe IAM, dévoilée hier. Et aussi un modèle écologique.

par
Oliver Dufour
Johann Tschopp promet de rester le même sous ses nouvelles couleurs.

Johann Tschopp promet de rester le même sous ses nouvelles couleurs.

Porter une étiquette de «Monsieur Propre» dans le peloton peut autant être source d'admiration et de respect que de scepticisme et de railleries. Pour le grimpeur de Miège, dont la philosophie s'est toujours ouvertement dressée contre la tricherie, il s'agit toutefois d'un autre message que l'antidopage.

Son truc, c'est l'écologie. Jamais on ne le verra jeter ses déchets au sol, pas même lorsque l'action en course bat son plein. «C'est pareil pour les bidons, que je ramène à la voiture ou que je jette là où des spectateurs peuvent les ramasser en guise de souvenir, détaille le Valaisan. Pour moi c'est tout naturel. Ça a toujours fait partie de mon éducation. Une prise de conscience. Et on tra­verse plein d'endroits magnifiques qu'il s'agit de préserver.»

Johann Tschopp n'est pas un militant vert qui monte aux barricades, mais sa réputation s'est bâtie sur ses bons réflexes. Si bien qu'il a été invité à s'exprimer à ce sujet lors d'un séminaire à l'Union cycliste internationale (UCI) en décembre dernier. Le but? Evoquer les préoccupations quotidiennes des coureurs et des organisateurs. Y participait aussi Philippe Gilbert, champion du monde sur route et ex-coéquipier de Tschopp chez BMC. «Ils voient comment je fonctionne, note ce dernier. Moi, j'essaie juste de donner le bon exemple. Tant mieux si le message passe bien auprès de mes nouveaux coéquipiers.»

Le trentenaire estime qu'il y a «encore du job à faire» dans le peloton. La bonne nouvelle, c'est qu'il n'est pas seul à manifester autant de discipline.

Rubens Bertogliati, directeur sportif adjoint: «Nous pouvons créer la surprise»

«J'ai été engagé à mi-temps en décembre, pour épauler les deux principaux directeurs sportifs, Eddy Seigneur et Kjell Carlström. Ça vient vite après la fin de ma carrière de coureur (ndlr: la saison dernière), mais c'est un job que je faisais déjà un peu pour ma dernière année chez Type1. La première année, on peut créer la surprise. Ensuite, il faut que le collectif prenne. Je ne sais pas si nous avons grand-chose à envier à certaines équipes du World Tour, comme Movistar. Nous avons des coureurs de premier plan. Haussler, par exemple, peut monter sur le podium de toutes les classiques.»

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!