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US OpenJohn Isner joue avec un oeil sur son mobile

Métamorphosé depuis son titre à Miami, «Big John» se prépare à défier Del Potro en quart. Sauf si Madame accouche.

par
Mathieu Aeschmann New York

«Maddie, si tu regardes, je t'aime et je reviens très vite.» En cinq sets contre Milos Raonic et en une phrase au micro de son pote Mardy Fish, John Isner a fait chavirer de bonheur le nouveau court Arm­strong, dimanche. Il était temps. Parce qu'à force de le voir s'encoubler dans le même tapis (3e tour), New York ne croyait plus trop à son gentil géant. Le bon peuple de Flushing Meadows s'était résigné: un «high five» par ace et la nostalgie d'un tennis US qui gagne.

Sauf que cette année, Isner a changé. Est-ce cette paternité imminente, son premier titre en Masters 1000, cette demi-finale épique à Wimbledon (6 h 35')? «La victoire à Miami a transformé sa carrière et changé son attitude, tranche John McEnroe. Isner semble prendre son pied quand l'atmosphère devient électrique.»

Casquette à l'envers, l'intéressé confirme: «Vous avez fait de ce court une jungle. C'est pour vous que je m'entraîne chaque jour.» Après la douche, il avance ensuite deux autres raisons à sa métamorphose: un guide et un bonheur. «Mon coach, David Macpherson, est l'homme le plus sous-estimé du circuit. Et puis cette année, j'arrive enfin à jouer relâché. La vie de famille m'a sans doute donné un équilibre.»

Pour que cette aide ne se transforme pas en coup d'arrêt, Maddie devra tenir encore un peu. Car Isner a prévenu: «Je ne veux pas rater la naissance de ma fille.» Et à ceux qui avancent que Juan Martin Del Potro le renverra vite ­auprès de sa moitié, il répond du tac au tac: «Pourquoi pas moi?»

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