Actualisé 04.03.2013 à 15:28

Arabie saouditeJohn Kerry veut aider les rebelles syriens

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en visite à Ryad, a promis lundi de continuer à renforcer les rebelles syriens. Il a toutefois de nouveau exclu de les armer.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a entamé lundi à Ryad des entretiens avec ses homologues des monarchies du Golfe, comme ici avec son homologue koweïtien, cheikh Sabah al-Khaled Al-Sabah.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a entamé lundi à Ryad des entretiens avec ses homologues des monarchies du Golfe, comme ici avec son homologue koweïtien, cheikh Sabah al-Khaled Al-Sabah.

M. Kerry, dont l'administration refuse d'armer les rebelles syriens, a répété qu'il n'y avait «pas de garanties que des armes ne tombent pas dans de mauvaises mains», lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue saoudien, le prince Saoud Al-Fayçal.

Le chef de la diplomatie américaine faisait allusion aux jihadistes, dont le Front al-Nosra, qui combattent aux côtés des insurgés les forces du régime de Bachar al-Assad. Le Front Al-Nosra a été classé «organisation terroriste» par les Etats-Unis qui l'accusent d'être lié à la branche irakienne d'Al-Qaïda.

Embargo réclamé

Le chef de la diplomatie saoudienne a pour sa part souligné «le droit du peuple syrien à se défendre». Il a réclamé un «embargo (international) sur les armes à destination du régime syrien».

M. Kerry, en visite en Arabie saoudite dans le cadre de sa première tournée internationale, a rencontré séparément lundi les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays arabes du golfe Persique.

Damas porte plainte contre le gouvernement turc

La Chambre syrienne d'industrie a porté plainte contre le gouvernement turc de Recep Tayyip Erdogan, l'accusant d'avoir «parrainé le terrorisme» et «pillé des usines» en Syrie, ont annoncé lundi les journaux syriens.

La plainte a été déposée devant la justice d'un pays européen qui n'a pas été précisé, et sera défendue par des avocats de plusieurs nationalités, selon le quotidien al-Watan, proche du régime syrien

«C'est un procès pour faire valoir nos droits, indépendamment des opinions politiques», a affirmé le président de la Chambre d'industrie, Farès Chehabi, cité par le journal.

Preuves réunies

«Nous avons tous les documents nécessaires (...) prouvant l'implication évidente d'Erdogan dans le parrainage d'actes de banditisme et de terrorisme», a assuré M. Chehabi, soulignant que les divers unions et syndicats syriens s'étaient associés à la plainte.

La Chambre d'industrie reproche à M. Erdogan d'avoir contribué à «transférer les usines (de la province d'Alep, dans le nord de la Syrie) en Turquie» et d'avoir «soutenu les gangs armés qui commettent des crimes contre l'économie nationale».

En janvier, la Syrie avait déjà accusé son voisin turc de piller ses usines de la région d'Alep, appelant l'ONU à agir pour mettre fin à ce qu'elle avait qualifié d'«acte illégal d'agression qui s'apparente à de la piraterie».

Vols et spoliations

«Environ un millier d'usines implantées dans la ville d'Alep ont été écumées et leurs biens transférés en Turquie avec l'aide du gouvernement» d'Ankara, avait alors écrit le ministère syrien des Affaires Etrangères dans un courrier adressé au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

La plainte vise à «dévoiler les pratiques turques, ce qui entraînera des pertes considérables pour le gouvernement turc (...) et à contraindre ce gouvernement à modifier sa politique à l'égard de la Syrie (...), à restituer les biens volés et à s'acquitter de compensations», a poursuivi M. Chehabi.

Auparavant alliée du président syrien Bachar al-Assad, la Turquie a rompu avec lui, soutient la rébellion contre le régime de Damas et héberge officiellement près de 200'000 réfugiés qui ont fui les combats en Syrie.

Rencontre avec Abbas

John Kerry, en visite en Arabie saoudite dans le cadre de sa première tournée internationale, va «déjeuner» avec M. Abbas en début d'après-midi, a indiqué ce responsable à la presse qui voyage avec le chef de la diplomatie américaine.

La tournée internationale de M. Kerry, la première depuis sa prise de fonctions le 1er février, n'inclut pas Israël et les Territoires palestiniens.

Barack Obama doit s'y rendre au cours du mois de mars pour sa première visite en tant que président des Etats-Unis. Aucune date officielle n'a été avancée mais les dirigeants israéliens et palestiniens mentionnent un séjour du 20 au 22 mars à Jérusalem et à Ramallah en Cisjordanie.

«Le président Abbas va exposer à la nouvelle administration américaine le point de vue palestinien avant la visite de M. Obama dans la région», a déclaré l'ambassade de Palestine à Ryad, Jamal al-Choubaki, à la radio palestinienne.

Il a ajouté que M. Abbas allait, au cours de ce premier entretien avec M. Kerry, «souligner les violations israéliennes à Jérusalem et la poursuite de la colonisation, et soulever la question des détenus palestiniens en grève de la faim». Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont suspendues depuis 2010. (ats/afp)

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