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John McCain dit «prier chaque soir» pour qu'il n'y ait pas la guerre avec l'Iran

John McCain prie tous les soirs, dit-il, pour éviter un conflit militaire entre les Etats-Unis et l'Iran.

Dans un entretien à l'Associated Press, le candidat à l'investiture républicaine pour la présidentielle américaine de 2008 estime que l'attitude de Moscou et Pékin fait obstacle à une solution diplomatique.

«Je ne crois pas qu'un conflit avec l'Iran soit inévitable», a expliqué le vétéran du Vietnam, qui portait au poignet un bracelet avec le nom d'un GI mort en Irak, dans cet entretien accordé mardi à AP. «Mais je le considère certainement comme un scénario qui pourrait, et j'insiste sur le 'pourrait', avoir lieu si nous ne sommes pas efficaces» pour convaincre l'Iran d'abandonner ses ambitions nucléaires ou obtenir le soutien des pays réticents à des sanctions.

«Je continue de prier chaque soir pour que nous évitions un conflit avec l'Iran», confie le sénateur de l'Arizona, qui souligne qu'»il y a tout un tas de choses que nous pouvons faire avant d'envisager sérieusement l'option militaire». Mais, ajoute-t-il, «je dis quand même qu'il n'y a qu'une chose pire qu'une action militaire contre l'Iran et c'est un Iran doté de l'arme nucléaire».

Le sénateur de l'Arizona accuse en terme choisis la Russie et la Chine de provoquer une impasse au Conseil de sécurité des Nations unies et d'entraver sa capacité à prendre des sanctions contre l'Iran ou traiter des questions urgentes dans la région soudanaise du Darfour ou en Birmanie.

«Il semble très clair que la Russie et la Chine placent la paix dans le monde derrière leurs propres intérêts nationaux égoïstes», estime John McCain.

Il critique notamment Pékin qui «ne fait rien pendant que les moines bouddhistes se sont tuer, emprisonner et même torturer» en Birmanie. Quant à Moscou, le président russe Vladimir Poutine semble selon lui «plus intéressé ces derniers temps par nous mettre le doigt dans l'oeil qu'autre chose». Au passage, il s'en prend à George W. Bush qui avait invité son homologue russe en juillet dans la résidence familiale de ses parents dans le Maine. «Je ne l'aurais pas invité à Kennebunkport si ç'avait été moi.»

Il a expliqué que s'il était élu, il formerait une ligue de démocraties pour contourner le Conseil de sécurité et prendre des sanctions sévères contre l'Iran ou d'autres.

Mardi à Washington, ses rivaux dans le camp républicain, l'ancien maire de New York Rudolph Giuliani et l'avocat-acteur Fred Thomson, ont également évoqué la crise iranienne lors de discours devant la Coalition juive républicaine.

M. Giuliani a expliqué qu'il empêcherait l'Iran de se doter d'armes nucléaires s'il était élu. Fred Thomson, ancien sénateur du Tennessee, a expliqué que les Etats-Unis devaient imposer des sanctions à Téhéran, tout en tendant la main au peuple iranien pour «les aider à se débarrasser de leur régime honni».

Sur d'autres sujets, John McCain, dont la campagne a dérapé cet été, a estimé que «l'Histoire jugera très sévèrement l'administration Bush pour son incapacité à prendre des mesures significatives contre le changement climatique». Enfin, favorable à l'ouverture, il a jugé «très probable» qu'il engage des démocrates à la Maison Blanche s'il accédait à la présidence des Etats-Unis. (ap)

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