Actualisé 27.05.2019 à 11:53

Genève

Joies, frayeurs: vibrez avec ce couple de rapaces

Une téléralité inédite est retransmise depuis un chêne genevois. Le Département du territoire filme l'intimité d'un couple de milans.

de
Lucie Fehlbaum

Trente-trois jours de suspense. Trente-trois jours de frayeurs et de doutes avant l'éclosion des œufs, pour les milans qui les ont pondus comme pour les Genevois qui ont suivi, haletants, les aventures du nid de rapaces, dévoilées en cinq teasers sur Instagram. Le lien pour suivre en direct les aventures du couple, ambassadeur de la biodiversité genevoise, est enfin dévoilé au public aujourd'hui. Une première diffusion à suspens: le second oisillon du nid va-t-il casser sa coquille? Son prédécesseur a éclos voilà déjà cinq jours, nourri par la femelle qui donne la becquée grâce à la chasse du mâle.

Les images seront retransmises jusqu'à mi-juillet. La nature décidera du destin de la famille. Les poussins échapperont-ils aux prédateurs et aux intempéries ? Quitteront-ils le nid en juillet pour rejoindre l'Afrique, comme leurs parents ?

Nombreuses menaces

Cette téléréalité aviaire est totalement inédite. Le Département du territoire (DT) a fixé une caméra dans un chêne, choisi par les deux milans pour bâtir leur nid. Construction du foyer, ponte d'un premier œuf le 17 avril, puis d'un second quelques jours plus tard, la vie quotidienne des deux rapaces est filmée 24h/24 depuis bientôt deux mois.

Making-of de l'aventure

Pourtant, l'émission a bien failli s'arrêter prématurément. La bise, violente, a manqué de renverser le nid. Des prédateurs, notamment la corneille et le grand-duc, auraient pu s'attaquer aux œufs. Mais une bonne fée s'est penchée sur le logis.

Frayeur avant l'éclosion du premier œuf: la femelle a défendu le nid.

Mâle chocolat, femelle tachetée

Le mâle et la femelle ont mis une semaine, dès le 25 mars, pour bâtir leur nid, isolé par des feuilles mortes, des brindilles et des déchets. Le mâle est brun-chocolat. La peau sur son bec, nommée "cire", est plus large que chez la femelle. Sa cire et ses pattes sont d'un jaune plus vif que celui de la femelle, dont le plumage beige est tacheté par endroit. C'est elle qui reste le plus souvent au nid et nourrit les poussins.

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