i-Télé: Joli clash entre Audrey Pulvar et Bernard Tapie
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i-TéléJoli clash entre Audrey Pulvar et Bernard Tapie

L'homme d'affaires s'est emporté contre la journaliste lorsqu'elle a voulu lui poser des questions sur l'affaire Adidas.

par
mja

Bernard Tapie sait faire le show. Il l'a encore prouvé dimanche soir. Invité dans «Le 18h politique», animé par Audrey Pulvar sur i-Télé, l'ancien homme politique a refusé de poursuivre l'interview. La journaliste a en effet voulu aborder avec lui l'affaire Adidas, une affaire qui oppose Tapie à la banque Crédit Lyonnais et qui dure depuis plus de vingt ans.

Malheureusement pour Audrey Pulvar, elle n'a même pas eu le temps de poser une seule question que le Français de 71 ans est monté au créneau. «Vous allez me parler d'une affaire pénale qui est en cours. Je n'ai pas envie d'en parler», a-t-il lancé. La journaliste a eu beau insister pendant plusieurs minutes, elle s'est retrouvée face à un véritable mur, qui s'est contenté de cracher sur les médias, de taper du poing sur la table et d'intimider la présentatrice.

Pourtant, Tapie aurait assuré pas plus tard que la veille que la journaliste pourrait lui poser toutes les questions qu'elle voudrait. Devant le refus de parler de l'homme d'affaires, Audrey Pulvar a dû abréger l'interview, insistant sur le fait qu'elle était en droit d'aborder l'affaire Adidas.

Depuis sa diffusion dimanche, la vidéo du clash fait le buzz. Plusieurs personnalités en ont profité pour féliciter la pugnacité de la chroniqueuse du «Grand 8», à l'image par exemple de Michel Denisot:

Réactions des intéressés

Un jour après le clash, Audrey Pulvar est revenu sur les faits. «Après l'interview, il y avait une coupure pub, il est parti très énervé sans me saluer évidemment, a-t-elle expliqué dans «La nouvelle édition». Puis je l'ai entendu hurler dans le sas des invités, en disant tout le bien qu'il pensait de moi avec des noms très fleuris.» Puis elle a réaffirmé que Tapie avait accepté qu'elle pose toutes les questions qu'elle voulait: «On avait prévu de parler de l'arbitrage. Lui-même voulait faire de grandes déclarations sur le Conseil Constitutionnel.»

De son côté, Bernard Tapie a lui aussi réagit. «Audrey, c'est une femme que j'aime beaucoup, a-t-il déclaré au «Point». Je n'ai rien à lui reprocher. Elle a eu envie de faire la maligne... Bon, après, je suis un salaud, je lui mets le nez dans son ignorance et lui fais valoir à l'antenne qu'il est curieux qu'elle enfreigne le secret de l'instruction, alors que, moi-même, j'y suis astreint.» Et de conclure: «Je me contente de lui donner une leçon de droit, elle n'a pas apprécié. Point final.»

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