Actualisé 23.08.2012 à 13:15

Jeux paralympiquesJordaniens exclus pour agression sexuelle

La Jordanie a exclu trois membres de sa délégation aux Jeux paralympiques de Londres, soupçonnés d'agression sexuelle dans un camp d'entraînement pour les Jeux en Irlande du Nord.

«Le Comité olympique jordanien a décidé d'exclure les trois athlètes. Ils arriveront à Amman plus tard dans la journée», a déclaré à l'AFP un responsable du Comité sous le couvert de l'anonymat.

Les trois hommes ont été arrêtés en Irlande du Nord mais ont été libérés mercredi sous caution de 5500 livres (8400 francs) chacun, a-t-il ajouté. Ils devront néanmoins «assister à leur procès» prévu le 18 octobre à Londres.

Un autre responsable au sein du Comité a dit à l'AFP: «Nous rejetons tout mauvais comportement et nous préférons qu'ils ne participent pas». Le comité avait affirmé mercredi qu'il ne tolèrerait aucun mauvais comportement, affirmant sa «confiance totale dans la justice britannique».

Agressions sexuelles et voyeurisme

Deux haltérophiles en fauteuil roulant et leur entraîneur avaient comparu devant un tribunal local notamment pour agression sexuelle et voyeurisme. La police avait interpellé les hommes lundi soir à Antrim (nord-ouest de Belfast) où est situé leur camp d'entraînement, après les plaintes déposées séparément par trois femmes qui ne font par partie d'équipes paralympiques.

Trois charges d'agression sexuelle pèsent contre l'haltérophile Omar Sami Qaradhi, 31 ans, dont deux sur mineur, et une l'accusant de voyeurisme après qu'il soit entré dans le vestiaire des femmes au centre d'entraînement.

Une victime de 14 ans

Selon la police, il a été identifié par une adolescente de 14 ans qui a dit avoir posé pour des photos avec lui avant qu'il ne la touche entre les jambes dans le centre-ville d'Antrim.

Le même jour, une adolescente de 16 ans a rapporté qu'elle marchait avec une amie le long de la rivière bordant la base d'entraînement lorsque les trois hommes l'avaient arrêtée. L'un d'eux l'a poussée vers M. Qaradhi, qui a passé son bras autour de sa poitrine, avant qu'elle ne s'échappe en courant, a rapporté la police.

Un responsable gouvernemental jordanien a démenti des informations selon lesquelles le roi Abdallah II était personnellement intervenu dans cette affaire, affirmant toutefois que le souverain était «préoccupé» par ces accusations. (afp)

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