Paris: Jouer au ping-pong dans les bars, c'est de la balle
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ParisJouer au ping-pong dans les bars, c'est de la balle

Les établissements où l'on peut s'adonner au tennis de table sur fond musical se multiplient dans les capitales mondiales, mais pas encore en Suisse.

par
Audrey Ducommun
Les tables de jeu ont pris place dans plusieurs bistros européens, comme ici à Londres.

Les tables de jeu ont pris place dans plusieurs bistros européens, comme ici à Londres.

Après Berlin, New York et Londres, c'est la ca­pitale française qui s'est dotée en 2013 d'un bar où l'on peut jouer au ping-pong, tout en sirotant une boisson. Entre amis, en famille, en sortie d'entreprise, à l'occasion d'un anniversaire ou tout simplement pour faire la fête, c'est devenu en peu de temps un lieu incontournable, qui a séduit les jeunes entre 25 et 30 ans.

«L'idée était de montrer que cette activité n'est pas du tout ringarde et qu'elle correspond à une clientèle qui veut s'amuser», commente le gérant Jérôme Guilbert, en insistant sur l'absence d'esprit de compétition. Dans cette aventure, il a fait appel au soutien de trois grands pongistes français (Jean-Philippe Gatien, Patrick Chila et Christophe Legoût), qui animent régulièrement les soirées. La prochaine en date? Lors de la Chandeleur, ils défieront les clients, et tous troqueront­ la raquette traditionnelle contre une poêle à crêpes.

En Suisse, il n'y a pas encore de bistrot qui centre totalement son animation autour du tennis de table. Dominique Rohr, 33 ans et cofondateur de Ping Pong Freunde (Les amis du ping-pong), organise ponctuellement «pour le fun» à Zurich des tournois pour amateurs et pense que le concept est «difficile à réaliser». Pour lui, la faible densité de la population helvétique, la diversité de l'offre (en termes de clubs et de bars traditionnels) et les nombreuses tables dans les lieux publics sont des facteurs qui nuisent à son développement.

Deux événements à Lausanne

En Suisse, ce sport de raquette cherche à gagner en visibilité. «Souvent, les gens apprécient le ping-pong en tant que loisir, mais cela n’a rien à voir avec la pratique sportive du tennis de table, qui est plus compétitif», explique Yves Odobert, président de l’Association Vaud-­Valais-Fribourg. Pour rendre attractive la discipline, des manifestations ouvertes au grand public sont organisées, à commencer par la tenue à Lausanne, du 7 au 9 février prochain, d’un tournoi de qualification pour la Coupe du monde 2014. La DHS Europe Cup va réunir pour la première fois les 12 meilleurs pongistes européens et promet de belles confrontations.

D’autre part, Yves Odobert prépare une compétition populaire: les 24 Heures du tennis­ de table. La première édition aura lieu du 6 au 7 sep­tembre sans interruption à Lausanne. «L’objectif est de promouvoir ce sport, mais que les joueurs, amateurs et confirmés, prennent du plaisir», confie Yves Odobert. Un record du «Guinness Book» pourrait être battu: il s’agira de jongler durant plus de 4 heures, 39 minutes et 52 secondes!

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