Basketball: Joueurs de NBA à louer
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BasketballJoueurs de NBA à louer

Parfois trop stricte, voire rigide, la ligue nord-américaine de basket laisse aussi se développer en son sein des pratiques commerciales douteuses.

L'exemple le plus récent vient d'être fourni par les Nets du New Jersey où l'argent de l'oligarque russe Mikhaïl Prokhorov se fait attendre. Pour mémoire, l'homme le plus riche de Russie, qui envisage de transférer cette franchise à Brooklyn (!), doit investir pas moins de 700 millions de dollars dans la construction d'un nouveau complexe. Mais la réputation sulfureuse de cet homme a éveillé l'intérêt du Congrès américain et suspendu, pour l'instant, l'arrivée de liquidités.

En attendant, les dirigeants de cette équipe tentent de faire face aux dettes en proposant notamment... des locations de joueurs! L'opération marketing se nomme «Your ticket to a player». L'idée consiste à faire débourser 25 000 dollars en échange d'une loge VIP pour quatre personnes, et pendant dix matches, à l'issue desquels un joueur des Nets consacrera une heure de son temps aux généreux partenaires.

Il est par exemple possible de «réserver» durant 60 minutes l'affable Eduardo Najera, joueur le plus demandé, pour quelques un-contre-un sur les playgrounds où à l'occasion du goûter d'anniversaire de vos chères têtes blondes. Ca semble marcher si on en juge par le nombre d'heures de «location» auxquelles ont déjà dû se soumettre Rafer Alson, le «bad boy» des Nets, ou encore Chris Douglas-Roberts, dans un registre plus glamour.

Si elle laisse un peu trop faire du côté du New Jersey, la NBA a par contre sévi en Floride. Mickaël Beasley, le joueur du Heat, avait posté sur son compte Twitter une photo de son dernier tatouage montrant notamment des sachets de marijuana. Résultat: «l'utilisation de Twitter est désormais interdite pour les joueurs de la Ligue 45 minutes avant et après les matches, mais également pendant!», s'amuse Ronny Turiaf, le Français des Warriors. Pourquoi pendant? «Parce que des petits malins, certains de ne pas sortir du banc, se sont faits surprendre en train d'envoyer des messages pendant que leur équipe était sur le parquet!», ajoute le pivot tricolore qui ne veut pas jouer au délateur et ne donne donc pas de noms.

Toutes les équipes ont reçu une note les informant de cette nouvelle politique en vigueur qui englobe aussi les téléphones portables et l'ensemble des réseaux sociaux tels que Facebook.

Pour justifier une telle décision, la NBA a remarqué qu'elle ne faisait finalement que s'aligner sur des positions déjà prises par la NFL pour les footballeurs américains et l'ATP dans le monde du tennis. (ap)

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