Tennis - Wimbledon: Joueuses forcées de jouer sans soutien-gorge
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Tennis - WimbledonJoueuses forcées de jouer sans soutien-gorge

A Wimbledon, on ne rigole pas avec le règlement: les habits doivent être blancs, même les sous-vêtements. Plusieurs joueuses en ont fait l'amère expérience et ont dû retourner au vestiaire.

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«Les sous-vêtements peuvent apparaître lors de mouvements ou déplacements», ont justifié les organisateurs. Heureusement pour elle, la Danoise Caroline Wozniacki connaissait les règles vestimentaires.

«Les sous-vêtements peuvent apparaître lors de mouvements ou déplacements», ont justifié les organisateurs. Heureusement pour elle, la Danoise Caroline Wozniacki connaissait les règles vestimentaires.

La tradition, c'est la tradition! Sur les terres - ou plutôt le gazon - du plus vieux tournoi du monde, pas question de faire une entorse au règlement. Depuis la création de la compétition en 1877, les organisateurs ont toujours mis un point d'honneur à perpétuer les principes du «All England Lawn Tennis Club», si stricts soient-ils.

Deux d'entre eux sont uniques au monde: premièrement, on ne joue pas le dimanche. Le tournoi commence un lundi, et une pause est observée après la première semaine de compétition. N'en déplaise aux télévisions, qui s'assureraient d'excellents scores d'audience ce jour-là.

Les semelles de Federer

La deuxième règle est symbolique, mais elle fait parler d'elle presque chaque année: l'obligation de ne porter que du blanc. Là aussi, alors que les marques se livrent une féroce bataille sur le reste du circuit pour faire porter des tenues toujours plus extravagantes ou originales à leurs poulains, la logique économique ne fait pas le poids à Londres face à la tradition.

Douze mois après Roger Federer, qui avait dû laisser ses semelles oranges au vestiaire lors de son premier tour en 2013 (avant d'être éliminé sans gloire au tour suivant), ce sont les dames qui sont dans le viseur des organisateurs cette année. En cause: des touches de couleur sur les soutiens-gorge de plusieurs joueuses, que les organisateurs ont contraint de repasser par la case vestiaire.

Plusieurs filles sans soutien-gorge

«Plusieurs filles ont été priées de se changer avant d'entrer sur le court. Certaines n'avaient pas de lingerie de rechange totalement blanche et ont tout simplement dû jouer sans. C'est vraiment absurde», s'est indigné Pat Cash, légende du tennis, sur les ondes de la BBC.

Un porte-parole du All England Lawn Tennis Club a refusé de réagir à la polémique. Les organisateurs se sont contentés de faire parvenir une lettre à l'ensemble des joueurs, dans laquelle ils expliquent que les sous-vêtements peuvent apparaître à l'écran, notamment en raison des déplacements, et qu'il faut donc s'assurer qu'ils sont complètement blancs. Seule une fine ligne de couleur de 1 cm au maximum est tolérée. Le règlement, c'est le règlement.

Une seule tradition abolie

Jusqu'en 2003, les joueurs et joueuses étaient tenus d'aller saluer les membres de la famille royale d'Angleterre, s'ils étaient présents à Wimbledon, avant et après leurs matches. Le duc de Kent a fini par abolir cette tradition, qui ne prévaut désormais uniquement si la Reine ou le Prince Charles font le déplacement.

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