Journaliste suisse humiliée par les militaires israéliens
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Journaliste suisse humiliée par les militaires israéliens

Karin Wenger, journaliste à la «Neue Zürcher Zeitung» (NZZ), a été contrainte de se mettre en sous-vêtements à chacun de ses passages devant un appareil de détection d'armes et d'explosifs d'un poste-frontière israélien.

Mme Wenger a affirmé avoir dû répéter trois fois ce déshabillage au poste frontière d'Erez à la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Le quotidien indépendant «Haaretz» a de son côté affirmé que la journaliste avait été contrôlée au total à six reprises par les militaires israéliens avant d'être autorisée à pénétrer sur le territoire de l'Etat hébreu.

L'Association de la presse étrangère en Israël a émis une note de protestation condamnant en termes très vifs l'»humiliation subie par la journaliste suisse».

Enquête ouverte

Les services du porte-parole du ministère israélien de la défense ont exprimé leurs «regrets pour la détresse morale causée à Karin Wenger». Ils expliquent les mesures de sécurité draconiennes au poste frontière d'Erez «par la crainte d'attentats terroristes».

Le ministère a promis d'ouvrir une enquête. Il souligne que «Karin Wenger aurait dû normalement être examinée par des soldates et non par des militaires mâles». (ats)

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