Actualisé 23.06.2020 à 03:59

Canton du Tessin

Jugé à Bellinzone pour propagande djihadiste

Un homme accusé d’avoir envoyé par WhatsApp de la propagande liée à l’État islamique à une connaissance à des fins de recrutement est jugé mardi à Bellinzone.

Image d’illustration

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Wikimedia

Le procès d’un homme accusé de propagande djihadiste débute mardi au Tribunal pénal fédéral (TPF) à Bellinzone. Des images violentes ont été découvertes sur le téléphone mobile de l’accusé âgé de 36 ans.

Selon l’acte d’accusation, il a envoyé par WhatsApp de la propagande liée à l’État islamique à une connaissance dans le but de le convaincre de cette idéologie. De plus, des représentations de violence se trouvaient sur son téléphone portable.

Le Ministère public de la Confédération y a notamment saisi un fichier d’images montrant un homme tenant un couteau ensanglanté. L’index de l’autre main est dirigé vers le ciel, un geste souvent utilisé par les salafistes et symbolisant l’unicité de Dieu. À ses pieds se trouvent cinq têtes humaines en sang, détachées des corps.

Jugement vendredi

L’homme domicilié dans le canton de Bâle-Campagne est accusé d’avoir enfreint l’article 2 de la loi fédérale sur l’interdiction des groupements Al Qaida et État islamique ainsi que d’organisations similaires.

Le Ministère public de la Confédération a condamné l’homme à une peine privative de liberté de 180 jours. Celui-ci a toutefois fait recours contre l’ordonnance pénale prononcée le 8 mai 2019. Le jugement est attendu vendredi.

(ATS/NXP)

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