Australie: Jugé pour avoir donné du chanvre à sa fille mourante
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AustralieJugé pour avoir donné du chanvre à sa fille mourante

Un père risque une peine de prison pour avoir donné de l'huile de cannabis médicinale à son enfant gravement malade afin de soulager ses douleurs. Le web se révolte.

par
joc
Les internautes volent au secours d'Adam et de sa fille Rumer, 2 ans.

Les internautes volent au secours d'Adam et de sa fille Rumer, 2 ans.

Rumer Rose, 2 ans, souffre d'un neuroblastome de stade 4, une tumeur du système nerveux qui ne lui donne que 50% de chances de survivre. Confronté à la vue insupportable de sa fille en train de souffrir, Adam Koessler a essayé de la soulager en lui donnant de l'huile de cannabis médicinale mélangée à de la noix de coco. Et ça a marché: «Son petit corps cerné par le cancer était à nouveau vivant. Rumer avait retrouvé une certaine qualité de vie», explique le père de famille au «Newcastle Herald».

En effet, la fillette ne se plaignait plus de maux de ventre. Elle recommençait à s'alimenter plus ou moins normalement et reprenait lentement du poids. «Sa peau a repris des couleurs, ses yeux brillaient de nouveau et nous nous regardions avec un émerveillement total», raconte Adam. Mais le 2 janvier, l'Australien résidant à Cairns (nord-est) a été arrêté à Brisbane, où il avait rendez-vous avec l'oncologue de sa fille.

Le web réagit fortement

Il est accusé de possession de stupéfiants dangereux et d'avoir fourni de la drogue dangereuse à une personne de moins de 16 ans. Il doit être jugé mardi. En attendant, Adam n'a plus le droit de voir Rumer, qui a été hospitalisée aux soins intensifs. La petite a subi plusieurs crises après avoir arrêté d'ingérer de l'huile de cannabis.

L'histoire d'Adam et de sa fille a révolté le web. Une pétition a été lancée pour appeler le ministre de la Justice, Jarrod Bleijie, à intervenir dans cette affaire. Le texte demande que le jeune père puisse retrouver ses droits parentaux et continuer à «décider lui-même des options de traitement pour son propre enfant». Plus de 65'000 personnes avaient déjà signé la pétition lundi matin. Sur Facebook, une page de soutien a attiré environ 37'000 internautes.

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