Actualisé 18.12.2017 à 13:32

GenèveJugée choquante, l'affiche d'un groupe est censurée

Shaka Ponk ne pourra pas promouvoir sa tournée dans certaines communes genevoises, à cause d'une affiche controversée.

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Le visuel incriminé figure sur la pochette du nouvel album du groupe français Shaka Ponk.

Le visuel incriminé figure sur la pochette du nouvel album du groupe français Shaka Ponk.

Facebook/Shaka Ponk

«Raciste», «limite pédophile»: les critiques à l'encontre du visuel du dernier album de Shaka Ponk sont virulentes. Il représente une femme aux traits juvéniles, embrassant sensuellement un singe. Reproduit sur l'affiche annonçant un concert prochain à l'Arena, il a conduit plusieurs communes genevoises à censurer le poster de leurs territoires, révèle la «Tribune de Genève».

La Société générale d'affichage (SGA) a mené un sondage parmi soixante municipalités. La moitié a refusé le poster dans ses rues, à l'image de Genève, Onex ou Thônex. Comme le rappelle le quotidien, la censure ne frappe que rarement la publicité d'une telle manière, à l'exception du salon érotique Venusia.

La maire d'Onex, Carole-Anne Kast, a révélé qu'«un habitant s'est plaint qu'une telle image soit visible à côté d'une école». Les magistrats ont alors exprimé leurs réticences à la SGA et attendent de voir si les affiches seront retirées.

La législation genevoise demeure vague quant à ce qu'il est possible ou non d'afficher dans la rue. Elle stipule que «tout procédé qui diffuse une information ou un message qui est contraire aux lois, règlements, bonnes mœurs ou à l'ordre public est interdit». Aux responsables des panneaux d'affichage d'interpréter cela selon leurs sensibilités. Pour la SGA, interrogée par la «Julie» sur le poster de Shaka Ponk, «dans le monde de l'art, les éléments provocateurs font partie intégrante des affiches des créateurs». Pour le groupe, il s'agit simplement de représenter, par ce baiser controversé, la réconciliation entre l'humain et la nature.

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