Actualisé 02.03.2020 à 18:57

France

Jugée pour avoir poignardé à mort son fils autiste

Une femme de 42 ans est jugée à partir de lundi, à Nancy, pour avoir tué son fils autiste âgé de 14 ans, en septembre 2016.

La mère de famille a tué son fils en 2016.

La mère de famille a tué son fils en 2016.

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«Je suis coupable», a déclaré la mère à l'ouverture des débats. Le matin du 21 septembre 2016, son fils de 14 ans avait été découvert allongé sur son lit, atteint par six coups de couteau à l'abdomen et au torse, dans l'appartement familial, À côté de lui, son chien, offert par sa mère un an auparavant, avait été poignardé à une dizaine de reprises.

La mère de famille était allongée, prostrée, à côté de l'adolescent. Transférée en unité psychiatrique, elle avait été placée en détention provisoire quelques jours, avant d'être incarcérée. Lors de ses auditions, elle avait reconnu avoir volontairement tué son fils, la veille de sa découverte, d'abord en lui faisant avaler des médicaments, qu'il avait vomis, puis en le poignardant.

Verdict attendu jeudi

Elle avait tenté de se donner la mort en se blessant avec une arme et en ingérant un produit ménager. Elle avait prévenu une voisine le lendemain matin. Divorcée, sans emploi, elle vivait seule avec son fils autiste, pris en charge par un établissement en Belgique. Elle avait confié se sentir seule, surtout depuis que sa fille aînée était partie vivre chez son père, quelques semaines auparavant.

Un premier expert psychiatre avait retenu l'abolition du discernement de la mère de famille, et donc son irresponsabilité pénale, estimant que, dépressive, elle avait tué son fils «pour le protéger». Une contre-expertise réalisée par deux psychiatres avait conclu à une simple altération du discernement. Les médecins psychiatres avaient souligné qu'elle traversait un état dépressif sévère, mais qu'elle n'avait délibérément pas pris son traitement, prescrit plusieurs mois auparavant, et qu'elle avait utilisé les médicaments pour tuer son fils. L'accusée encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict sera rendu jeudi.

Envies suicidaires? Faites-vous aider!

Selon Stopsuicide.ch, la problématique du suicide est un sujet complexe et multiple qui ne peut s'expliquer au travers d'une réponse unique. Cette association vise à briser le tabou qui englobe le suicide afin de réfléchir aux différents moyens permettant de mettre en oeuvre une aide concrète destinée aux jeunes en souffrance.

D'autres structures comme La Main Tendue (composez le 143) et la Ligne d'aide pour jeunes (147) sont également disposées à aider.

(AFP)

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