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GenèveJugés pour avoir agressé des aînés à domicile

Six ressortissants roumains doivent répondre depuis lundi devant le Tribunal criminel de Genève de brigandages aggravés et vols en bande.

Ils sont accusés d'avoir attaqué chez elles des personnes âgées durant l'automne 2011, afin de leur dérober leurs biens.

L'audience à peine entamée, trois avocats de la défense ont demandé que le procès se tienne à huis clos, pour la sérénité des débats et éviter que l'affaire ne prenne «un tour politique». La procureure Gaëlle van Hove et certaines parties plaignantes ont estimé, pour leur part, que les journalistes devaient rester dans la salle.

Huis clos refusé

Il est très important que «ce genre de méfaits sauvages soient connus de la population», a plaidé Philippe Juvet, avocat d'un couple victime de la bande. Il n'a fallu que dix minutes à la Cour et son président Fabrice Roch pour rejeter la requête de huis clos de la défense.

Le long interrogatoire des prévenus a alors pu commencer. Le président du tribunal a voulu savoir si la bande s'attaquait délibérément à des personnes âgées vivant seules, car elles étaient des proies faciles. Un des accusés a affirmé que ce n'était pas un choix, mais qu'on pouvait parler de coïncidence.

Brutalité extrême

Certaines victimes de la bande étaient des personnes du quatrième âge, tel ce couple qui s'est fait agresser à son domicile dans le quartier de Châtelaine. La femme était âgée de 84 ans et son mari aveugle avait 90 ans au moment des faits. Les accusés ont appliqué un coussin sur le visage du vieil homme pour l'empêcher de crier.

La dame, quant à elle, a été contrainte de se mettre à genoux, sa tête enfoncée contre le dossier du canapé. Le couple ainsi maîtrisé, une partie des malfrats a alors fouillé la villa, s'emparant d'argent liquide, de chaînes en or, de broches, de montres et d'une saucière en argent.

Saisie par le cou

La même mésaventure est arrivée à une dame de 86 ans, qui vivait seule dans sa maison de Lancy. La victime a été saisie par derrière au cou et traînée jusque dans sa chambre, un bandeau sur les yeux et la bouche. Les cambrioleurs se sont ensuite emparés d'une montre et de bijoux.

Un des accusés a expliqué que ces objets volés étaient revendus en Roumanie. Au total, cinq agressions de ce type sont reprochées aux accusés. La procureure Gaëlle van Hove a fait savoir qu'elle allait requérir des peines supérieures à dix ans de prison pour certains des prévenus. Le procès dure jusqu'à vendredi. (ats)

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