DRAME: «Julia», road movie haletant et prenant
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DRAME«Julia», road movie haletant et prenant

Le réalisateur de «La vie rêvée des anges» a mis dix ans pour revenir à la réalisation avec un beau portrait de femme.

Dès la scène d'ouverture de «Julia», Erick Zonka nous plonge dans une ambiance très particulière. Au milieu de gens qui s'accostent en boîte de nuit, on découvre une femme qui boit.

Cette situation apparemment normale ne l'est plus lorsque cette femme dérape en éclusant plus que de raison.

Le cinéaste parvient rapidement à nous faire entrer dans l'univers pathétique de Julia. On n'en sortira plus, surtout lorsque la situation bascule dans le thriller. Julia va accepter d'aider sa voisine à kidnapper son fils dans l'espoir de toucher de l'argent.

Cette histoire de femme en fuite avec un enfant n'est pas sans nous rappeler «Gloria», de John Cassavetes. D'ailleurs, le réalisateur français de 52 ans ne s'en cache pas, précisant que son film est un hommage au cinéma américain.

Si «Julia» est un grand film, cela est dû au travail soigné de son metteur en scène, mais aussi et surtout grâce à la performance de son actrice principale, Tilda Swinton (oscarisée en 2008 pour son rôle d'avocate dans «Michael Clayton»), qui est impressionnante de vérité, au point de donner l'impression que chacune de ses répliques est improvisée.

Du côté de l'interactivité, découvrez les scènes coupées, souvent intéressantes comme l'ouverture originale du film, commentée par Erick Zonka et par la coscénariste, Aude Py.

Olivier Delaloye

«Julia», d’Erick Zonka, avec Tilda Swinton, Aidan Gould. Disponible dès le 23 septembre.

«Julia», d’Erick Zonka, avec Tilda Swinton, Aidan Gould. Disponible dès le 23 septembre.

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