Jungfrau: les six soldats n'ont pas été emportés par une avalanche
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Jungfrau: les six soldats n'ont pas été emportés par une avalanche

Selon des témoins, la corniche aurait cédé avant que les militaires ne perdent l'équilibre et ne tombent.

Des piolets coincés dans la glace confirment cette hypothèse.

Cette nouvelle version de l'accident ne peut cependant pas être considérée comme définitive, a indiqué lundi à l'ATS Martin Immenhauser, porte-parole de la justice militaire. Le juge d'instruction est actuellement en possession de nombreux témoignages, parfois contradictoires.

Les premiers éléments de l'enquête semblent démontrer que l'expédition se soit déroulée sur une neige dure. Le laps de temps entre l'effondrement de la corniche et l'accident en lui-même n'a par contre pas encore pu être determiné avec exactitude, a expliqué M. Immenhauser.

«Place à l'audition des survivants»

Il est aussi trop tôt pour déterminer une éventuelle responsabilité des guides de montagne. Mais la justice militaire n'exclut pas cette éventualité.

Les prochaines étapes de l'enquête consistent en l'interrogatoire des survivants. Afin de pouvoir poser des questions précises, la justice militaire est en ce moment dans l'attente des premiers résultats des recherches effectuées par l'Institut fédéral pour l'étude de la neige et des avalanches à Davos.

Il est aussi prévu d'auditionner Harry Sonderegger, guide de montagne présent le soir précédent à la cabane du Mönch. Celui-ci a déclaré dans les médias avoir averti les guides du danger que représentait une expédition à la Jungfrau.

Un soldat avait aussi été averti

Egalement présent le soir précédent à la cabane de Mönch, un autre guide de montagne civil avait conseillé à son frère de ne pas se rendre à la Jungfrau en compagnie de ses camarades militaires. «Lorsque j'ai entendu parler d'une expédition à la Jungfrau, j'ai alors déconseillé à mon frère d'y participer», a indiqué lundi à l'ATS un guide de montagne bernois désirant garder l'anonymat.

«Suite à un mauvais pressentiment, je lui ai fait part de ces recommandations. Le lendemain, avec un autre groupe de soldats, il a ainsi préféré se rendre au Mönch», a-t-il continué.

Après les récentes fortes chutes de neige, il était cependant évident pour tout guide de montagne de l'importance du danger, a-t- il précisé. «Moi-même je ne me serais pas aventuré à la Jungfrau avec mes clients.» (ats)

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