Actualisé 15.03.2016 à 12:03

Reggae

Junior Tshaka: «Chaque pays visité m'a enrichi»

Le Neuchâtelois est de retour avec «360», un album nourri par ses
voyages tout autour du globe. Rencontre.

de
Fabien Eckert

Le trentenaire a eu la bougeotte ces deux dernières années: Afrique, Asie et Moyen-Orient ont fait partie de ses destinations. Ce n'est donc pas surprenant de retrouver dans son nouveau disque, qui sort vendredi 18 mars 2016, des influences typiques de ces régions. Junior Tshaka en parle.

Pourquoi avoir voulu condenser vos périples en musique?

Parce que je voulais transmettre les émotions que tu ressens quand tu découvres une nouvelle culture, un nouvel environnement. En plus, dans le chiffre 360, il y a aussi une notion de cycle qui me convient bien.

Un voyage marquant?

Ceux faits en Afrique. Les concerts y sont toujours exceptionnels. Les Africains adorent le reggae et mon message est très bien compris. Après, chaque pays visité m'a enrichi d'une certaine manière.

Chaque titre est porteur d'un message fort: politique, économique ou écologique. Est-ce votre album le plus engagé?

En écrivant les paroles, j'ai senti que j'étais plus engagé. Je me suis posé la question s'il fallait continuer dans ce sens. Coïncidence, j'écrivais juste après les attentats de «Charlie Hebdo». On parlait beaucoup de liberté d'expression. Je ne devais donc pas trier et assumer ce que je pensais avec mon regard critique sur le monde.

Les thèmes abordés sont récurrents dans le reggae.

Vrai. Après, la manière dont j'en parle diffère. C'est mon point de vue, selon ma réalité. Attention, je ne cherche pas à changer le monde.

Pour être reconnu dans le reggae aujourd'hui, faut-il forcément avoir des rastas, parler d'écologie et jouer avec les contre-temps au niveau du tempo?

Ce sont juste des codes. Le reggae est vaste. Par exemple, en Jamaïque en ce moment, les morceaux de reggae utilisent de moins en moins le contre temps. Ils se basent sur des rythmiques hip-hop ou drum'n'bass. Après, c'est clair, je vis et je transpire le reggae.

Vous vous éloignez en revanche du reggae traditionnel au niveau des sonorités.

J'évite surtout que tous les titres se ressemblent. Je voulais du hip-hop sur «360» et des trucs pop et funk comme sur «La limite». Je ne fuis pas le cliché du reggae.

J'évite surtout que tous les titres se ressemblent. Je voulais du hip-hop sur «360» et des trucs pop et funk comme sur «La limite». Je ne fuis pas le cliché du reggae.

«360»

Disponible dès le vendredi 18 mars 2016.

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