Présidentielle française: Jusqu'ici, tout va plutôt bien
Actualisé

Présidentielle françaiseJusqu'ici, tout va plutôt bien

Une participation en légère hausse par rapport à 2012, une sécurité assurée malgré quelques frayeurs, le scrutin se déroulait normalement aux alentours de 16 heures.

par
Robin Carrel
Paris

Alors certes, le Consulat français à New York, samedi, puis trois bureaux de vote (deux à Besançon, un dans le Pas-de-Calais) ont été évacués en France dimanche, en raison de la présence de véhicules suspects, abandonnés dans le coin. Mais rien de fâcheux jusqu'ici. Tous les candidats sont allés voter en faisant la file comme tout le monde, ce qui a pu ravir les télévisions qui n'avaient pas grand chose à analyser jusqu'ici.

A Paris, «20 minutes» s'est baladé dans les IIe et VIIIe arrondissements, près de l'Elysée, là où habitera le futur Président, et est allé à la rencontre des votants à la sortie des urnes. Pas facile de faire parler des gens pressés de rejoindre leurs pénates, mais on a quand même réussi à trouver quelques bonnes âmes pour nous parler de leur choix et du contexte dans lequel ils ont été appelés à s'exprimer.

Devant la Mairie du VIIIe arrondissement, on est d'abord tombé sur Mike. Ce jeune homme avait arrêté son choix depuis des lustres et trouvait normal de l'exprimer. Il a même eu droit à une petite surprise, puis qu'il a été recruté pour dépouiller les bulletins de vote et devra retourner Rue de Lisbonne à 19h55 pour refaire son devoir de citoyen. «C'est surprenant, mais je reviendrai ce soir. C'est assez chouette», dit-il.

Finalement, l'acte terroriste perpétré jeudi dernier sur les Champs-Elysées aura eu l'effet inverse de ce que l'assaillant voulait réaliser. Il a certainement contribué à motiver les gens à aller aux urnes et à exprimer leur opinion. «Ça ne pouvait que pousser les gens à venir plutôt qu'à les faire fuir. Ca me paraissait logique», s'est réjoui Mike.

Dans Paris, les gens étaient fouillés à l'entrée des bureaux de vote, les policiers faisaient sentir leur présence à certains coins de rue et des militaires armés passaient quelques fois vérifier que tout allait bien. «Les derniers événements n'ont pas influencé mon choix, nous a dit Aude, qui s'est déplacée en famille Rue de Surène. Je n'ai pas vu passer les militaires, mais oui, c'est rassurant de savoir qu'il y a de la sécurité pour le vote».

Ton opinion