Genève: Jusqu'où peut-on aller pour devenir célèbre?
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GenèveJusqu'où peut-on aller pour devenir célèbre?

Sur un mode délirant et dramatique, un solo de danse questionne le désir de reconnaissance des jeunes.

par
Myriam Genier

«Fly Girl» est l'histoire d'une fille ordinaire qui rêve de voler vers d'autres cieux, ceux de la célébrité. Cette show-girl en quête d'une identité joue un dangereux jeu de la séduction qui va mal se terminer.

Pour sa première création, la danseuse franco-suisse de 30 ans, Marie-Caroline Hominal, entend notamment faire réfléchir le spectateur sur le pouvoir des médias, qui peuvent sortir du jour au lendemain n'importe qui de l'anonymat. Quel est le prix à payer pour accéder à la gloire, par quoi faut-il passer, faut-il accepter de nier son intimité? Si certains se «contentent» de s'exhiber dans des émissions de télé-réalité, d'autres vont beaucoup plus loin. Marie-Caroline Hominal s'est inspirée de ces étudiants américains qui ont un jour tué leurs camarades de classe.

Car la jeune femme qu'elle incarne, seul personnage de cette pièce à l'univers kitsch et sensuel, va devenir une serial killer. Sur fond de hip-hop et de musique électronique, le thème de la boxe vient se greffer sur cette histoire, comme une métaphore du combat à mener pour échapper à la solitude et s'affirmer au regard du monde. Avec en exergue cette phrase du boxeur Brahim Asloum: «Ce que je veux, c'est marquer l'histoire», la Fly Girl va tenter d'atteindre son nirvana. Mais à vouloir voler trop haut, on finit parfois par se brûler les ailes.

Théâtre de l’Usine, du 9 au 19 octobre.

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