Covid-19 - Jusqu’à 10% des voyageurs subissent la bureaucratie du coronavirus
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Covid-19Jusqu’à 10% des voyageurs subissent la bureaucratie du coronavirus

De nombreux Suisses rencontrent des problèmes pour partir en vacances à cause des diverses réglementations en vigueur liées au Covid.

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AFP

Après un printemps glacial et un début d’été gâché par les intempéries, de nombreux Suisses se sont rués vers des climats plus chauds. Malheureusement, un nombre non négligeable d’entre eux se sont heurtés à la nouvelle bureaucratie liée au coronavirus et ont eu des problèmes dans les aéroports suisses, selon nos collègues de «Blick».

La bureaucratie covid

Entre les tests covid périmés, les documents de voyages et autres formulaires en ligne manquants, la diversité des règles d’entrée dans les pays et leurs modifications, il y a de quoi se prendre la tête pour réussir à partir en vacances. Et, en effet, Swissport a communiqué à nos collègues alémaniques des chiffres assez représentatifs de ces tracasseries administratives.

La bonne nouvelle concerne les voyageurs à destination des environs de la Méditerranée: les personnels des aéroports de Zurich, Bâle et Genève n’ont dû refuser qu’un à deux pour cent de tous les passagers sur les vols courts courriers.

Une destination fait toutefois exception à cette règle: la Grande-Bretagne. Comme l’indique Nathalie Berchtold, porte-parole de Swissport, «Pour la Grande-Bretagne, un test Corona est à nouveau exigé malgré une vaccination Covid complète. De nombreuses personnes n’en sont pas conscientes».

Les destinations lointaines plus problématiques

Les voyages vers des destinations lointaines sont plus risqués. Selon Swissport, la proportion de passagers refusés sur les vols long-courriers se situe entre cinq et dix pour cent. «Les passagers en transit sont plus souvent touchés que la moyenne», déclare M. Berchtold. En effet, «les règles d'entrée du dernier pays de transit s'appliquent pour l'entrée dans le pays de destination», précise ce dernier. Or, le problème est que ces règles sont souvent différentes dans le pays d’origine et à Zurich, l’aéroport suisse qui reçoit le plus d’escales. Dans ce cas, les personnes à qui l'on refuse l'entrée ont deux options : une escale plus longue à Zurich jusqu'à ce que tous les documents de voyage nécessaires soient obtenus, ou un vol de retour vers l'aéroport d'origine. En général, ce dernier est à leurs propres frais.

Le nombre de passagers a fortement augmenté

Swissport n'a pas voulu divulguer le nombre concret de passagers refusés à la demande des compagnies aériennes contractantes. La crainte est trop grande que les chiffres ne gâchent l’envie de voler des autres Suisses.

Ce qui est clair cependant, c'est que le nombre de passagers refusés a fortement augmenté par rapport au mois précédent. En juin, Swissport a refoulé 700 voyageurs. Mais en juillet, l'aéroport de Zurich n'a jamais été aussi fréquenté depuis le début de la crise covid. «Les jours de pointe, l'aéroport de Zurich enregistre actuellement 60 000 voyageurs», déclare à nos collègues Raffaela Ackermann, porte-parole de Flughafen Zürich AG. Cela correspond à la moitié des passagers qui ont transité par l'aéroport de Zurich les jours de pointe pendant les vacances d'été 2019.

(mat)

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