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NeuchâtelJustice et police unies pour pourrir la vie des dealers

Une opération de harcèlement vient de débuter. Elle doit freiner le trafic de rue. Les autorités en attendent beaucoup. Bilan dans un mois.

par
Francesco Brienza

Il y a six semaines, le Ministère public tirait la sonnette d'alarme: le nombre de dealers actifs dans le canton avait «littéralement explosé», selon les termes du procureur Nicolas Feuz. Aujourd'hui, l'heure est à l'action. «Il y a eu une prise de conscience au niveau de la police, explique-t-il. Ces jours démarre une opération d'envergure que nous avons mise sur pied ensemble et qui va durer un bon mois.» Son but? Harceler les dealers, et les faire disparaître de la rue. Pour y parvenir, les forces de l'ordre travaillent sur deux tableaux. D'une part, la police cantonale va réorienter des patrouilles. «Nous voulons être visibles, notamment à la rue de l'Hôpital, détaille Pierre-Louis Rochaix, porte-parole des gendarmes. De plus, nous intensifions le travail effectué en civil.» Le second volet du projet vise à accélérer les procédures. «Nous condamnerons par ordonnance pénale immédiatement après un flagrant délit aussi souvent que possible, précise Nicolas Feuz. Et nous tenterons au maximum d'infliger des peines fermes.»

La situation carcérale risque néanmoins de réserver des surprises. Jeudi, la cheffe du Service pénitentiaire dénonçait «une grave surpopulation» dans les prisons neuchâteloises. Pas de quoi démonter celui qui est à la tête du programme anti-deal. «C'est une crainte, nous serions décrédibilisés, admet Nicolas Feuz, mais nous gardons bon espoir de voir les choses enfin bouger.»

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