Genève: Justice plus généreuse que l'Etat avec les sans-papiers
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GenèveJustice plus généreuse que l'Etat avec les sans-papiers

Dans quelques cas, la chambre administrative a estimé que les conditions de l'opération Papyrus pour régulariser des clandestins étaient trop restrictives.

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Keystone/Salvatore di Nolfi

Des personnes ont été écartées à tort du processus de régularisations massives des sans-papiers lancé à Genève depuis un an, au prétexte qu'elles n'avaient pas toujours séjourné dans la clandestinité. La Chambre administrative a ainsi renvoyé sa copie à l'Office cantonal de la population et des migrations à plusieurs reprises, indique «Le Temps».

Pour la justice, pas besoin d'avoir toujours été dans la clandestinité pour être éligible à Papyrus. Certaines personnes qui à un moment ont eu un permis de séjour, d'étudiant ou une carte pour travailler chez des diplomates peuvent aussi y prétendre.

Selon les critères adoptés par les partenaires de l'opération, les candidats à la normalisation de leur statut doivent avoir séjourné pendant au moins cinq ans au bout du lac, pour les familles avec enfants scolarisés, et dix ans pour les autres ainsi que les célibataires. Leur niveau de français est contrôlé, ils ne doivent pas avoir de passé pénal et être indépendants financièrement.

Mardi dernier, le Canton annonçait qu'au 31 janvier dernier, 1039 clandestins avaient été régularisés. Au terme de l'opération Papyrus, débutée en février 2017 et qui s'achèvera à la fin de cette année, ils devraient être entre 2200 et 2500.

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