Crise libyenne: Kadhafi veut 50 millions pour libérer les otages

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Crise libyenneKadhafi veut 50 millions pour libérer les otages

Hannibal Kadhafi demande 25 millions de dollars par otage pour autoriser leur libération, selon une information dévoilée vendredi dans La Liberté. D'autres exigences pourraient venir s'ajouter.

par
tpi

La Conseil fédéral a fait part, jeudi à la presse, de son agacement face aux blocages exercés par Tripoli dans la crise diplomatique qui déchire la Suisse et la Libye. Mais ce que révèle aujourd'hui La Liberté, c'est que les exigences du régime de Mouammar Kadhafi pourraient sortir du terrain diplomatique et glisser vers la demande de rançon.

«50 millions de dollars, soit 25 millions de par otage. C'est le prix à payer pour régler la crise entre Tripoli et Berne», peut-on lire dans le quotidien fribourgeois. C'est en effet la somme qu'Hannibal Kadhafi aimerait voir payée par la Suisse, selon une source diplomatique à Tripoli. En outre, vexé par son arrestation en juillet 2008, le fils du dirigeant libyen demanderait la tête des autorités genevoises responsables de son interpellation. Cette exigence serait également une condition à la normalisation des relations helvético-libyennes.

La Liberté précise par ailleurs qu'aucun membre du Conseil fédéral n'a souhaité commenté ces informations, jeudi, lors de la conférence de presse du gouvernement.

Bouches cousues

La commission de politique extérieure du Conseil des Etats adopte la même stratégie que le Conseil fédéral dans l'affaire Kadhafi: le silence. Présenter des revendications publiques ne mènerait à rien, a dit son président Dick Marty vendredi au terme d'une séance de deux jours à Ascona (TI).

Le libéral-radical a comparé la situation à une partie d'échecs, qui requiert du calme et également de ne pas dévoiler ses intentions. La commission soutient le Conseil fédéral dans sa nouvelle stratégie, a-t-il néanmoins précisé. Les mesures envisageables lui ont été présentées par Micheline Calmy-Rey.

Selon M. Marty, «une petite minorité» de la commission voulait mettre le gouvernement sous pression et fixer des exigences. Mais cela a été rejeté.

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