Athlétisme: Kambundji sortie en demi-finale, Bowie sacrée
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AthlétismeKambundji sortie en demi-finale, Bowie sacrée

Découvrez les résultats de ce dimanche aux mondiaux d'athlétisme de Londres.

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Le triomphe de Trinité-et-Tobago au 4 x 400 m récompense quatre athlètes de l'ombre: Jarrin Solomon, Jereem Richards, Machel Cedenio et Lalonde Gordon. (13 août 2017)

Le triomphe de Trinité-et-Tobago au 4 x 400 m récompense quatre athlètes de l'ombre: Jarrin Solomon, Jereem Richards, Machel Cedenio et Lalonde Gordon. (13 août 2017)

AFP
Les relayeurs trinidadiens Jarrin Solomon, Jereem Richards, Machel Cedenio et Lalonde Gordon ont décroché le titre mondial sur 4x400 m, en 2 min 58 sec 12, battant les sextuples champions du monde américains, 2es en 2:58.61. Sur la photo: Lalonde Gordon et Jeremy Richards. (13 août 2017)

Les relayeurs trinidadiens Jarrin Solomon, Jereem Richards, Machel Cedenio et Lalonde Gordon ont décroché le titre mondial sur 4x400 m, en 2 min 58 sec 12, battant les sextuples champions du monde américains, 2es en 2:58.61. Sur la photo: Lalonde Gordon et Jeremy Richards. (13 août 2017)

Keystone
Allyson Felix, une fois encore, aura collectionné les médailles aux Championnats du monde. Troisième du 400 m mercredi à Londres, elle a conquis ce week-end deux titres avec les relais des Etats-Unis, sur 4 x 100 m et 4 x 400 m. Cela porte son total à 16 podiums aux Mondiaux depuis 2005, un record. (13 août 2017)

Allyson Felix, une fois encore, aura collectionné les médailles aux Championnats du monde. Troisième du 400 m mercredi à Londres, elle a conquis ce week-end deux titres avec les relais des Etats-Unis, sur 4 x 100 m et 4 x 400 m. Cela porte son total à 16 podiums aux Mondiaux depuis 2005, un record. (13 août 2017)

Keystone

Mujinga Kambundji s'est classée 10e du 100 m des Mondiaux à Londres. La Bernoise a manqué l'accès à la finale pour quatre centièmes.

La recordwoman de Suisse aurait dû courir précisément au niveau de son record national (11''07) pour décrocher une des huit places qualificatives. Son chrono, 11''11, est un des meilleurs de sa carrière, juste insuffisant cependant pour lui permettre de réaliser une «première». Jamais à ce jour un sprinter ou une sprinteuse suisse n'est parvenu à accrocher une finale mondiale.

«Je ne suis pas parvenue à me relâcher totalement sur la fin. Je n'ai pas eu le sentiment d'avoir aussi bien couru qu'en séries», a estimé à chaud la Bernoise. Ce dixième rang final (3e place dans sa série) est le meilleur jamais obtenu par une sprinteuse suisse à ce niveau, mais il ne signe pas l'exploit espéré. Car Kambundji semblait en mesure d'aller chercher son record national (11''07). Au final, elle gagne deux rangs par rapport aux Mondiaux 2015 à Pékin.

Mais malgré un bon temps de réaction, elle n'a pas manifesté son aisance coutumière sur la première partie de course. Reste que sa performance signifie qu'elle est en forme, de quoi nourrir des espoirs en vue d'un 200 m puis, surtout, du relais 4 x 100 m du week-end prochain, où la finale constituera à chaque fois l'objectif.

La St-Galloise Salomé Kora a aussi été éliminée, mais elle se montrait pleinement satisfaite de sa performance (22e place finale en 11''31, à 0''04 de son record). «Si on m'avait dit il y a quelques mois que je me qualifierais pour la demi-finale, j'aurais rigolé. Ce résultat est extrêmement motivant», a-t-elle dit.

Déception de Büchler

Nicole Büchler est passée à côté de sa finale du saut à la perche des Mondiaux à Londres. Elle se classe au 11e rang avec 4m45, après avoir nettement échoué à 4m55. La Biennoise avait bien entamé son concours, en franchissant 4m45 à son premier essai. Mais à la barre suivante (4m55), elle a paru refuser l'obstacle, sans vraiment y croire. Lors de ses deux premiers sauts à cette hauteur, elle n'a même pas décollé.

Pourtant, elle semblait avoir fait le plus dur en se qualifiant pour cette finale, sa première en cinq participations à des Championnats du monde en plein air. La recordwoman de Suisse avait été malade (38 degrés de fièvre) dans la nuit de jeudi à vendredi mais était parvenue à arracher, certes «par les poils,» sa qualification vendredi (4m55). Mais elle n'a pas pu enchaîner.

«C'est très dommage», a-t-elle réagi. «Je n'avais pas de bonnes sensations, déjà à l'échauffement. En plus, j'ai dû sauter par deux fois avec du vent, à 4m55. J'ai abordé cette finale en n'ayant pas bien récupéré. Tout avait commencé vendredi avec cette fièvre au réveil...»

Championne d'heptathlon

La Belge Nafissatou Thiam, 22 ans, a remporté le titre de championne du monde de l'heptathlon, dimanche soir à Londres, à l'issue de la dernière des sept épreuves, le 800 m, en totalisant 6.784 points.

Thiam devance l'Allemande Carolin Schäfer (6.696 points) et la Néerlandaise Anouk Vetter (6.636). La Belge double ainsi l'or olympique décroché il y a un an à Rio, de l'or mondial, confirmant sa domination des épreuves combinées.

Stefanidi championne à la perche

La Grecque Ekaterini Stefanidi, championne olympique en titre, a décroché le titre de championne du monde du saut à la perche dimanche soir à Londres, en passant une barre à 4,82 m, devant l'Américaine Sandi Morris, vice-championne olympique à Rio.

Stefanidi a franchi 4,82 m à son premier essai, puis 4,91 m (record personnel), alors que Morris s'est arrêtée à 4,75 m. La Vénézuélienne Robeilys Peinado et la Cubaine Yarisley Silva, championne du monde en titre (4,90 m à Pékin en 2015), ont pris toutes les deux le bronze, après avoir franchi 4,65 m au 2e essai.

Tori Bowie reine du 100 m

L'Amérique frustre une nouvelle fois la Jamaïque en finale du 100 m! Au lendemain de la victoire de Justin Gatlin (USA), sa compatriote Tori Bowie s'est emparée du titre féminin, au prix d'un formidable cassé sur la ligne.

Bowie, 26 ans, s'est imposée en 10''85 au terme d'une finale à couper le souffle.

Jusqu'au bout, l'Ivoirienne Marie-Josée Ta'lou a semblé pouvoir écrire l'histoire pour son pays. Mais la sprinteuse de poche s'est fait coiffer sur la ligne par Bowie, auteure d'un final rageur qui n'est pas sans rappeler celui de Gatlin, la veille.

Ta'lou finit 2e, à un petit centième. Elle-même, ainsi que la grande majorité du public, a paru croire d'abord avoir gagné, et n'a pu retenir ses larmes après le verdict. Bowie s'est tellement jetée sur la ligne qu'elle a chuté quelques mètres plus loin. Bowie avait obtenu l'argent olympique l'été dernier à Rio.

Déception jamaïcaine

La Néerlandaise Dafne Schippers repart avec le bronze (10''96). La déception est terrible pour les Jamaïcaines. La championne olympique, Elaine Thompson, échoue au 5e rang (10''98), en l'absence de la tenante du titre, sa compatriote Shelly-Ann Fraser-Pryce, qui attend un premier enfant.

Seulement en bronze la veille après le 100 m masculin (Usain Bolt), la Jamaïque a subi une nouvelle défaite douloureuse.

Tori Bowie est une ancienne sauteuse en longueur, avec un record à 6m95. Ces qualités lui ont sans doute été utiles au moment de se jeter à l'arrivée. Elle décroche son premier sacre majeur en individuel mais avait été médaillée d'or avec le relais américain 4 x 100 m aux JO de Rio et comptait déjà par ailleurs trois médailles (argent et bronze) aux Mondiaux et aux JO, en individuel. Elle est athlète professionnelle depuis 2013.

Au bilan général des médailles d'or mondiales sur 100 m, les Américaines prennent leurs distances face aux Jamaïcaines: 8 titres contre 4.

Kirui, roi du marathon

Le début de la journée a été essentiellement consacré au marathon avec départ et arrivée au Tower Bridge, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. Du côté des hommes, la tradition a été respectée sur la plus mythique des distances (42,195 km) avec un succès kényan, Geoffrey Kipkorir Kirui devenant le 5e athlète de ce pays à s'emparer de la couronne mondiale en 2 h 08 min 27 sec.

«C'est évidemment le moment le plus heureux de ma carrière. C'était mon premier Championnat, alors le gagner, je ne m'y attendais vraiment pas. La foule était fantastique», a savouré le vainqueur.

Chez les dames, la décision s'est jouée d'un rien en faveur de la Bahreïnie Rose Chelimo (28 ans), sacrée pour la première fois (2 h 27 min 11 sec) avec une avance de 7 petits secondes sur la Kényane Edna Kiplagat, double championne du monde 2011 et 2013.

Walsh sacré au lancer

Enfin au poids, c'est le Néo-Zélandais Tomas Walsh, médaillé de bronze aux jeux Olympiques de Rio l'an passé, qui a décroché le titre de champion du monde (22,03 m) en devançant le tenant américain Joe Kovacs. Le vainqueur des JO-2016, l'Américain Ryan Crouser, a manqué son concours et a dû se contenter de la sixième place (21,20 m).

Agé de 25 ans, Walsh a été un maçon à temps partiel, une activité qui lui a permis de fortifier son corps. En qualifications, vendredi, il avait lancé à 22,14 m, une mesure jamais atteinte dans le tour préliminaire d'un grand championnat. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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