Procès de «l'Ecole en bateau»: Kameneff n'était pas un «prédateur pervers»
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Procès de «l'Ecole en bateau»Kameneff n'était pas un «prédateur pervers»

Léonide Kameneff, le fondateur de «l'Ecole en bateau», est jugé par la cour d'assises de Paris pour des abus sexuels sur plusieurs enfants.

Le procès de l'«Ecole en bateau» se tient depuis deux semaines à Paris.

Le procès de l'«Ecole en bateau» se tient depuis deux semaines à Paris.

«J'ai la certitude, aussi énorme que cela puisse paraître, qu'il y avait de l'amour» dans la relation avec ses élèves, a déclaré l'avocat, Yann Choucq, à l'avant-dernier jour du procès ouvert le 5 mars devant la cour d'assises des mineurs de Paris.

Mais «les ayant trop aimés, vous les avez mal aimés. Vous avez confondu le sensualité d'un enfant et la sexualité d'un adulte», a poursuivi l'avocat à l'adresse de son client, âgé aujourd'hui de 76 ans et jugé aux côtés de deux autres anciens chefs d'équipage de l'association qui, pendant plus de trente ans, a emmené des centaines de jeunes parcourir les océans.

L'avocat s'est félicité que le «temps de la parole», tant attendu par les neuf plaignants, sept hommes et deux femmes, aujourd'hui âgés de 33 à 46 ans et qui dénoncent des abus entre 1981 et 1994, soit «aussi arrivé» pour son client, lequel «a fini non sans mal à libérer sa parole qui était due aux victimes».

Après deux semaines de procès où il s'était borné à reconnaître des faits prescrits ou des agressions sexuelles sans qualification criminelle, M. Kameneff a finalement admis des abus sur trois des cinq victimes qui l'accusent. Il a en revanche nié s'être fait pratiquer des fellations, des faits juridiquement qualifiables de viols et passibles de 20 ans de réclusion criminelle.

Le parquet a requis 10 à 12 ans de réclusion criminelle à l'encontre du septuagénaire. Le verdict est attendu vendredi, après une dernière prise de parole des accusés dans la matinée. (afp)

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