«Babylon A.D.»: Kassovitz: des explosions mais pas d'étincelle
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«Babylon A.D.»Kassovitz: des explosions mais pas d'étincelle

Après le frêle «Gothika», Mathieu Kassovitz remet une couche hollywoodienne. Un casting international pour un ratage total.

«Life is a bitch and then you die», autrement dit «La vie est une p*** et après tu crèves». Vous voilà plongés dans l'univers merveilleux du dernier film de Mathieu Kassovitz. Bien sûr, pour une immersion totale, il vous faudra également imaginer Vin Diesel, l'acteur tout en muscles et aux cicatrices étranges, clamant sa réplique dans un nuage de feu.

Le réalisateur et acteur français a choisi le controversé romancier Maurice G. Dantec et son best-seller «Babylon Babies» pour endosser une fois de plus le rôle de cinéaste du box-office américain. Sans doute eût-il mieux fait de se repasser la BO de «La haine» en boucle.

Nous sommes en 2013, Gorsky, un parrain de la mafia russe, interprété par un Gérard Depardieu tout en sourcils, mandate Toorop, le mercenaire le plus fort du monde, pour rapatrier Aurora (Mélanie Thierry) à New York.

Pêle-mêle: un peu de Jean-Pierre Jeunet, un soupçon de Luc Besson, une envie sous-jacente de faire du Cuaron («Le fils de l'homme»), un casting international (Depardieu donc, Michelle Yeoh, Lambert Wilson, Charlotte Rampling et Vin Diesel), des trucs qui sautent dans tous les sens, un hommage inconscient (on l'espère) à un clip de Cristina Aguilera, une réflexion sur le clonage, et bien entendu un monde à la dérive.

Kassovitz aura mis le paquet. Pourtant, non seulement l'heure et demie de projection en paraît le triple, mais on se surprend à rire alors justement que l'on devrait être transcendé. «Babylon A.D.» est un film d'action explosif certes, mais on aurait pu espérer un minimum de finesse.

De Mathieu Kassovitz, avec Vin Diesel, Mélanie Thierry et Michelle Yeoh HIII

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