Actualisé 14.08.2017 à 20:48

KenyaKenyatta gagne aussi la bataille des gouverneurs

Le parti du président kényan, nouvellement réélu, a également remporté un grand nombre de postes de gouverneurs.

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Le président kényan Uhuru Kenyatta a été investi mardi. (Mardi 28 novembre 2017)

Le président kényan Uhuru Kenyatta a été investi mardi. (Mardi 28 novembre 2017)

AFP
Il a été élu pour un second et dernier mandat à la tête de son pays après saga électorale, marquée notamment par l'invalidation en justice de la présidentielle du 8 août. (Mardi 28 novembre 2017)

Il a été élu pour un second et dernier mandat à la tête de son pays après saga électorale, marquée notamment par l'invalidation en justice de la présidentielle du 8 août. (Mardi 28 novembre 2017)

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Réélu à la présidentielle d'octobre, boycottée par l'opposition, Uhuru Kenyatta a prêté serment sous les vivats des 60'000 personnes rassemblées dans un stade du nord-est de la capitale Nairobi. (Mardi 28 novembre 2017)

Réélu à la présidentielle d'octobre, boycottée par l'opposition, Uhuru Kenyatta a prêté serment sous les vivats des 60'000 personnes rassemblées dans un stade du nord-est de la capitale Nairobi. (Mardi 28 novembre 2017)

AFP

Les élections générales du 8 août ont permis au président kényan Uhuru Kenyatta d'être reconduit dans ses fonctions et à son parti de chambouler l'équilibre politique au niveau local. Celui-ci a ravi à l'opposition un nombre important de postes de gouverneurs.

Tout un symbole, le très convoité comté de la capitale Nairobi, gouverné ces quatre dernières années par l'opposition, figure parmi les 27 remportés par le parti au pouvoir Jubilee et ses alliés, sur un total de 47. Les résultats publiés par la Commission électorale donnent 17 comtés à la coalition d'opposition Nasa et ses partis associés, et deux à des candidats indépendants.

En 2013, le poste de gouverneur avait été mis en jeu pour la première fois à la faveur d'une décentralisation du pouvoir prévue par la Constitution de 2010. Les partis de l'opposition avaient alors remporté 28 postes de gouverneurs, contre 19 pour la coalition Jubilee.

Coup magistral à Nairobi

Le parti au pouvoir a réalisé un coup magistral dans la capitale en choisissant pour le représenter le très populaire et sulfureux Mike Sonko, sénateur passé dans sa jeunesse par la case prison et régulièrement accusé d'activités illégales, comme le trafic de drogue. Son adversaire, le gouverneur sortant Evans Kidero, conteste toutefois le résultat, au même titre que 19 autres candidats à travers le pays.

Outre Nairobi, Jubilee a également pris quatre comtés à l'opposition dans le nord-est du Kenya. Cette région historiquement marginalisée et majoritairement musulmane a été courtisée par le gouvernement durant son mandat par le développement d'importantes infrastructures. Jubilee a ainsi renforcé sa position de parti le plus important au Sénat - où il dispose désormais de la majorité absolue -, et à l'Assemblée nationale.

Trois femmes élues

L'opposition a toutefois facilement conservé la ville portuaire de Mombasa, deuxième du pays, le gouverneur sortant Hassan Joho étant à nouveau plébiscité, ainsi que ses fiefs de l'ouest du pays. Elle a conservé le comté de Kisumu, l'un de ses bastions (ouest), avec la victoire de Peter Anyang' Nyong'o, père de l'actrice oscarisée Lupita Nyong'o.

Trois femmes ont été élues gouverneures, une première dans l'histoire de ce pays. Le Kenya est régulièrement pointé du doigt pour ses inégalités entre hommes et femmes à de nombreux échelons de la société, et notamment en politique. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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