Actualisé

FranceKerviel veut une expertise indépendante

La justice française examinera à mi-novembre la demande de l'ancien trader Jérôme Kerviel, qui demande une expertise pour déterminer les pertes réelles de son ex-employeur.

Jérôme Kerviel était employé par la Société générale.

Jérôme Kerviel était employé par la Société générale.

La justice française a de nouveau renvoyé mercredi, cette fois au 13 novembre, l'examen d'une demande formulée par l'ex-trader Jérôme Kerviel d'expertise indépendante des pertes que la Société Générale lui impute, tout en assurant qu'il s'agit du dernier renvoi.

La cour d'appel de Versailles a fait droit à la demande des avocats de la banque, qui estimaient ne pas avoir eu assez de temps pour examiner de nouvelles conclusions transmises mardi en fin de journée par la défense de l'ancien trader, sorti de prison sous bracelet électronique le 8 septembre.

La Cour de cassation, qui a confirmé mi-mars la condamnation à cinq ans d'emprisonnement dont trois ferme mais invalidé les dommages et intérêt, a offert à Jérôme Kerviel un nouveau procès, civil uniquement celui-là, dont les dates ne sont pas encore connues.

La banque a-t-elle eu un rôle actif?

Pour donner corps à la thèse qui prête à la banque un rôle actif et non passif, Jérôme Kerviel et sa défense veulent obtenir cette expertise indépendante qui leur a toujours été refusée jusqu'ici.

Ils contestent, en priorité, le montant de la perte tel que chiffré par la Société Générale, soit 4,9 milliards d'euros, les conditions dans lesquelles a été réalisée cette perte et le degré d'implication de la banque.

«Si la Société Générale a perdu de l'argent, quelqu'un l'a gagné. On voudrait savoir qui, dans quelles conditions. On voudrait s'assurer que ce n'est pas la Société Générale elle-même par exemple», a expliqué l'avocat de Jérôme Kerviel, Me David Koubbi. Jérôme Kerviel a lui refusé de s'exprimer.

«Cette expertise est primordiale pour moi», avait déclaré l'ancien opérateur de marché lors d'une première audience technique à Versailles, le 10 juin. Selon lui, elle «démontrera que la banque n'a pas perdu d'argent. Il n'y a pas de perte». (afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!