Crise ukrainienne: Kiev refuse de négocier avec les «terroristes»
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Crise ukrainienneKiev refuse de négocier avec les «terroristes»

Le gouvernement ukrainien est prêt à négocier avec les partis politiques et les responsables régionaux, mais pas avec les «terroristes», a fait savoir jeudi le ministère des affaires étrangères.

Mercredi, après sa rencontre avec Didier Burkhalter, le président russe Vladimir Poutine a souhaité l'ouverture d'un dialogue en Ukraine entre les nouvelles autorités pro-occidentales et les séparatistes de l'Est. Kiev y a vu le résultat des pressions internationales. Le Premier ministre Arseni Iatseniouk a accusé Vladimir Poutine de «vendre du vent» en demandant le report du référendum séparatiste prévu dimanche par les rebelles dans l'est de l'Ukraine.

«Vladimir Vladimirovitch (Poutine), vendre du vent, cela ne vous va pas, vous êtes président d'un grand pays», a lancé M. Iatseniouk, cité par l'agence Interfax-Ukraine. «La meilleure contribution de la Russie serait de faire revenir ses groupes de sabotage qui se trouvent actuellement en Ukraine, condamner les terroristes et les obliger à rendre les armes», a-t-il conclu.

«Ton constructif» salué

Le ministre allemand Frank-Walter Steinmeier a lui salué jeudi «le ton constructif» du président russe Vladimir Poutine, en demandant de reporter le référendum de dimanche.

«Nous sommes peut-être à un moment décisif», a estimé M. Steinmeier. «La situation est très critique, mais il existe encore une chance que nous parvenions par des moyens diplomatiques à éviter une nouvelle escalade de la violence et la perte totale de contrôle dans l'est de l'Ukraine».

Les séparatistes prorusses doivent faire part jeudi de leur décision sur un report du référendum prévu le 11 mai sur la «déclaration d'indépendance» de la république autoproclamée de Donetsk. (ats)

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