Actualisé 15.04.2020 à 08:41

Coronavirus

Le fondateur du WEF est confiant pour la Suisse

Klaus Schwab, père du Forum économique mondial, souligne que le frein à l'endettement permet à la Suisse de supporter la présente crise inattendue sans trop trembler.

Klaus Schwab.

Klaus Schwab.

Keystone

Le fondateur du Forum économique mondial (WEF) Klaus Schwab estime que la Suisse est bien préparée pour l'avenir malgré l'épidémie de Covid-19. «Si nous comparons la dette totale, nous sommes en très bonne position, en comparaison internationale», indique-t-il dans une interview publiée mercredi dans le «Blick».

Cela est valable «même si la dette privée est élevée en raison du poids des hypothèques», souligne Klaus Schwab. La Suisse a réduit une montagne de dettes en période de prospérité, ajoute-t-il.

«Déjà au début de l'année, la dette mondiale était trois fois supérieure à la production économique mondiale», explique Klaus Schwab. Et maintenant le volume de la dette va encore augmenter, prévient-il.

Des dégâts supportables

Klaus Schwab en convient: les restrictions imposées par le gouvernement causeront beaucoup de dégâts. «Mais nous ne devons pas seulement viser l'aspect matériel. Parce que des vies humaines sont en jeu ! La santé a toujours une priorité plus élevée que le bien-être matériel», développe l'octogénaire dans la foulée.

Et surtout, ajoute-t-il, dans un pays riche comme la Suisse, «nous pouvons nous permettre d'imposer des restrictions afin que les personnes âgées - qui ont bâti notre prospérité - ne reçoivent pas de soins de fortune dans une salle de gym».

Selon lui, les entreprises qui recherchent un profit maximum puis le distribuent aux actionnaires ont moins de chances de survie que celles qui sont également là pour leurs employés, l'environnement, la société, soit celles qui ont investi dans l'avenir. Car «elles n'ont pas les réserves nécessaires pour survivre à une crise. Elles ont négligé leur propre vitalité !».

Dans cette optique, les firmes qui sont menacées par la situation actuelle doivent avant tout remplir leurs réserves plutôt que de distribuer primes et dividendes. Et Klaus Schwab d'illustrer son propos: «Chaque citoyen met un peu d'argent de côté pour faire face à l'avenir et afin d'avoir une bonne vie, il ne dépense pas rapidement son pécule juste avant une crise». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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