Mondiaux de hockey: Kloten délivre ses premiers enseignements
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Mondiaux de hockeyKloten délivre ses premiers enseignements

Toutes les équipes des groupes A et D ont disputé leur premier match du Mondial vendredi et samedi à Kloten, offrant un petit aperçu de la suite du tournoi. Revue d'effectifs.

par
Julien Caloz
Kloten

Le joueur: un doublé après un premiers tiers expéditif face à la Biélorussie, Steven Stamkos (Can) a illuminé le début des Mondiaux. A 19 ans, le champion du monde junior 2008 reçoit déjà l'éloge de la profession. Estampillé espoir national, Stamkos (Tampa Bay Lightning) est le symbole d'une équipe Canadienne pressée. La formation d'Amérique du Nord n'a patienté que 65 secondes vendredi avant de prendre l'avantage face à la Biélorussie. Personne n'a fait mieux.

L'équipe: outre la démonstration des favoris canadiens, finlandais et tchèques, la première sensation du tournoi a débarqué de Budapest, vendredi à 20h15. Opposés à leurs voisins Slovaques, les Hongrois n'ont rendu l'âme qu'à 13 coups de trotteuse d'une fin de match incandescente. A force de persévérance et de spontanéité, les hommes de Pat Cortina se sont rappelés aux bons souvenirs des Mondiaux: leur dernière participation remontait à 1939. A l'époque, Bâle et Zurich s'étaient chargés de l'accueil.

L'ambiance: les discours officiels ont été donnés dans l'indifférence générale vendredi après-midi, malgré le «welcome to Ice Hockey country» scandé par le président de la Ville de Kloten René Huber. Après un premier après-midi triste à faire pleurer un clown, le «derby» de l'Est entre la Hongrie et la Slovaquie a lancé les festivités. Samedi, le public a rallié Kloten dans la joie et la bonne humeur. Plusieurs centaines d'écoliers ont notamment été invités. Moyenne de spectateurs après 4 matches: 4'900.

L'organisation: quinze ans de championnat du monde n'ont pas suffi à rendre un photographe canadien insensible. «Le centre des médias est aussi loin de mon hôtel que de la patinoire. C'est incroyable!». Flanquée en pleine forêt, le domicile des Kloten Flyers se visite après un long détour. Au-delà de sa situation géographique, l'Arena zurichoise a connu des débuts internationaux plus ou moins réussis: tableau d'affichage perfectible, speaker fatigué, orientation minimaliste. Samedi soir, certains journalistes ont appréciés les facilités du Tchèque Jaromi Jagr sur des strapontins, l'ordinateur sur les genoux. La zone dévolue aux médias était surchargée.

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