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Affaire BamberskiKrombach «doit repasser aux assises»

Dieter Krombach, condamné par contumace en 1995 pour la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski âgée de 14 ans, «doit repasser aux assises», sinon «ce serait un nouveau scandale» a estimé mercredi Me Laurent de Caunes, avocat d'André Bamberski, père de la victime.

Le Dr Krombach avait été condamné à 15 ans de prison en France pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner de sa belle-fille en 1982, tandis que l'affaire avait été classée sans suite en Allemagne, qui a toujours refusé d'extrader le cardiologue.

Il a été retrouvé dimanche matin ligoté et blessé à Mulhouse après avoir été kidnappé en Allemagne.

André Bamberski a reconnu avoir été informé de l'enlèvement. Mis en examen pour enlèvement, séquestration arbitraire, coups et blessures volontaires en réunion et association de malfaiteurs, il est sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire.

Le Dr Krombach devait être présenté mercredi soir à Paris à un juge des libertés et de la détention (JLD) pour statuer sur son placement en détention provisoire ou sa remise en liberté, avec un éventuel contrôle judiciaire.

«Krombach doit repasser aux assises, s'il y échappe ce serait un scandale de plus. Mon client, partie civile, entend bien qu'il soit rejugé», a déclaré à l'AFP Me de Caunes, avocat toulousain d'André Bamberski, qui réside dans l'agglomération.

L'avocat rappelle qu'André Bamberski déplore «que les faits aient été requalifiés à la baisse lors du jugement de 1995» alors que pour lui il s'agissait d'un meurtre du Dr Krombach qui aurait drogué sa fille pour abuser d'elle.

Le Dr Krombach avait obtenu en 2001 que la France soit condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme car la procédure de contumace française ne permettait pas à l'absent d'être défendu par un avocat. La procédure française a depuis été modifiée.

«Krombach s'est présenté en victime, mais il n'a pas profité ensuite de la faculté d'être rejugé, il pensait sans doute qu'il serait condamné de façon plus lourde», a estimé Me de Caunes.

Les personnes jugées «par contumace», désormais «par défaut», sont systématiquement rejugées lorsqu'elle sont arrêtées ou se rendent à la justice. (afp)

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