Berne: L'abonnement général a du mal à séduire les Romands
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BerneL'abonnement général a du mal à séduire les Romands

Les Latins sont bien moins friands des sésames CFF que leurs voisins d'outre-Sarine, révèle une étude.

par
phc
Quelque 480000 Suisses sont détenteurs dun AG.

Quelque 480000 Suisses sont détenteurs dun AG.

Keystone/Christian Beutler

L'ex-régie fédérale a beau faire, son abonnement général (AG) reste une affaire surtout alémanique. Une étude des CFF, relayée par le «SonntagsBlick» le prouve: si 10% des Bernois, 7,6% des Soleurois, 7,2% des Zougois ou 7% des Argoviens sont détenteurs du sésame à 3860 fr. par an (pour la 2e classe, la 1re coûtant 6300 fr.), seul 1% des Tessinois et 1,4% des Genevois, 3,8% des Jurassiens, 4% des Neuchâtelois et 4,1% des Vaudois ont été séduits par l'offre. Bien en dessous des 6% de la moyenne nationale.

Clivage aussi pour le demi-tarif

Les chiffres montrent le même clivage en ce qui concerne l'abonnement demi-tarif. Si 41% des Zougois et 36% des Bernois en possèdent un, seuls 11,2% des Tessinois et 16,1% des Genevois ont franchi le pas. L'explication de Thomas Ammann, chargé de la communication de CH-Direct: «Un AG se justifie surtout aux abords des grandes villes, dans les endroits à fort trafic pendulaire intercantonal.» Va pour la Berne fédérale.

Explications romandes

Mais l'explication peut paraître surprenante, surtout quand on considère Genève et sa forte cohorte de pendulaires. Ou du Tessin, canton «périphérique» par excellence. Selon Ammann, l'explication est simple: «Genève est une ville-canton, ceux qui y vivent optent pour un abonnement aux TPG. Ils n'ont pas besoin d'en sortir.»

Le Tessin? Selon Widar von Arx, professeur spécialiste du transport et de la mobilité à la HES de Lucerne: «Dans ce cas précis, c'est une composante culturelle: au Tessin, les gens aiment l'automobile.»

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