L'absence de neige n'effraie pas le nouveau télésiège
L'inauguration d'un télésiège au massif de la Dôle est prévue en janvier. Un investissement utile face à l'absence de neige?
«C'est le risque du métier», commente Richard Zaugg. Le directeur de la société de remontées mécaniques Télédôle ajoute que l'enneigement actuel catastrophique est valable pour tous. «Mais il suffit de deux jours de chute de neige et c'est bon.» L'avis est partagé par d'autres stations, toutes dépendantes du ciel pour ouvrir leurs pistes.
Situé sur le massif de la Dôle (à plus de 1600 m d'altitude), le télésiège des Dappes fait partie des zones de moyenne montagne. Ces dernières doivent faire des choix face au réchauffement climatique, selon Francis Scherly. Le consultant en tourisme et professeur associé à l'Université de Lausanne estime que probablement dans trente à cinquante ans seuls les domaines skiables situés au-dessus de 2000 m pourront compter sur une couverture de neige suffisante pour amortir les investissements.
«Aujourd'hui, la construction d'un nouveau télésiège reste discutable, sauf si elle s'accompagne d'un développement d'activités annexes de tourisme de proximité.»
Les 10,8 millions injectés dans le télésiège des Dappes se justifient-ils? Patrick Freudiger, du Conseil régional du district de Nyon, répond que l'installation remplace trois anciens téléskis. «C'est une modernisation. De plus, l'enneigement dans le Jura est plus favorable que dans les Alpes. Et nous avons également prévu de développer des activités annexes dans la région.»
Dominique Botti