Lausanne: L'abuseur écope de trois ans de prison ferme

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LausanneL'abuseur écope de trois ans de prison ferme

Le Tribunal correctionnel de Lausanne a condamné mercredi un homme de 39 ans à trois ans d'emprisonnement ferme. En novembre 2011, il avait contraint son ex-amie à des actes sexuels.

L'accusé a été condamné pour plusieurs actes de violence, commis à l'encontre de son ex-amie et d'un autre plaignant. Il a principalement été reconnu coupable de contrainte sexuelle, menaces et lésions corporelles simples.

Abject et révoltant

Le jugement souligne le comportement «absolument abject et révoltant» de cet homme au «caractère détestable, à l'égo complètement démesuré», et aux «entreprises dignes d'un animal en rut». L'homme, qui «n'a rien compris», est «lourdement coupable».

Aucun sursis n'a pu être accordé à ce récidiviste, déjà condamné à plusieurs reprises pour lésions corporelles, menace, contrainte, et voies de fait, ainsi que pour plusieurs infractions contre le patrimoine. Le pronostic formulé à son encontre est «totalement défavorable, et même assez sombre».

Contrainte sexuelle

En septembre 2011, son ex-amie l'a quitté après avoir appris qu'il lui avait caché sa séropositivité. Souffrant d'une charge virale trop faible pour être contagieux, il n'a pas jugé bon de la prévenir de sa maladie.

Durant les semaines qui ont suivi la rupture, qu'il a très mal supportée, il s'est montré plusieurs fois menaçant à son encontre. Il l'a notamment saisie au cou et poussée violemment contre un mur pour la forcer à lui révéler qui l'avait informée de sa séropositivité.

Le 16 novembre 2011, il est parvenu à la convaincre de le laisser se rendre chez elle pour discuter. En fin de soirée, il est resté de force chez elle, puis l'a contrainte à dormir et à se livrer à des actes sexuels avec lui.

Violences répétées

Dans les jours qui ont suivi, il lui a envoyé plusieurs messages très menaçants, puis s'est rendu à son travail pour lui asséner, selon ses propres termes, une «grosse claque», parce qu'il «avait l'impression qu'elle le narguait un peu». La victime a déposé plainte le lendemain, provocant son incarcération.

En août 2011, dans un fitness lausannois, il a violemment agressé un client avec lequel il était conflit dans une autre affaire. En juin 2012, lors d'une audience de conciliation dans les locaux du Ministère public, il l'a à nouveau violemment agressé et a menacé de le faire «voler par-dessus un pont» s'il venait à le recroiser.

L'homme a aussi saisi au cou un agent qui tentait de le maîtriser. Enfin, en février 2013, il s'en est pris à un surveillant de sa prison. (ats)

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