Actualisé 09.12.2018 à 15:50

Berne

L'accès au Palais fédéral refusé à une candidate

Hedi L.* se présentait de manière sauvage à l'élection du Conseil fédéral, mercredi, mais elle n'a pas pu entrer dans l'hémicycle.

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Hedi L.*, une sexagénaire bernoise, se réjouissait de participer à l'élection du Conseil fédéral mercredi 5 décembre dernier. La femme ne voulait pas juste assister à l'événement, mais elle avait l'intention d'y prendre part activement. Comme n'importe quel citoyen ou citoyenne suisse possédant le droit de vote, Hedi L.* a présenté sa candidature pour l'une des deux places laissées vacantes par Doris Leuthard et Johann Schneider-Ammann.

Tôt le matin, elle s'est donc présentée avec la confirmation écrite de sa candidature dans la poche. Mais ses joies ont été de courte durée et se sont arrêtées sur le pas-de-porte du Palais fédéral. Arrêtée par le service de sécurité, elle n'a pas pu entrer dans le bâtiment.

«C'est à ne pas y croire», a-t-elle commenté à 20Minuten. «Je suis furieuse. Quiconque peut se porter candidat au Conseil fédéral, mais il est traité comme persona non grata le jour de l'élection», a-t-elle ajouté. La candidate n'a même pas pu assister à l'élection depuis la tribune publique.

Règlement strict

Karin Burkhalter des Services du Parlement rappelle que les critères d'entrée au Palais fédéral sont clairement établis. «Personne n'arrive et n'entre comme ça dans l'édifice», explique-t-elle. L'accès est assuré aux candidats qui ont été officiellement nominés par un groupe parlementaire. L.* aurait pu se faire inviter par un membre de l'Assemblée.»

Pour se présenter, Hedi L.* avait écrit à tous les membres de l'Assemblée fédérale et présenté son slogan: «Arrêtez l'immigration et plus de social pour les indigènes». Le jour de l'élection, le dossier de L.* figurait parmi ceux de candidates plus connues, comme Karin Keller-Sutter et Viola Amherd, qui ont finalement été élues.

Même si elle n'était pas présente dans l'hémicycle, Hedi L.* a peut-être obtenu des suffrages, mais personne ne peut le savoir. En effet, les noms des candidats ayant obtenu moins de dix voix ne sont pas mentionnés.

*Nom connu de la rédaction

Pas une première

En 2009, un journaliste de La télé avait voulu montrer les démarches à réaliser pour devenir Conseiller fédéral. Son but: expliquer par l'exemple vécu et de manière didactique le parcours du combattant pour faire partie du collège des Sages. Nando Luginbühl avait déposé sa candidature à la succession du Valaisan Pascal Couchepin. Au final, le Neuchâtelois Didier Burkhalter avait été élu le 16 septembre 2009.

Le jour de l'élection, le journaliste s'était retrouvé, au petit matin, sur la Place fédéral, et n'avait pas pu entrer comme spectateur. Son nom n'avait pas été évoqué comme candidat par la chancellerie et personne ne sait s'il avait reçu des soutiens.

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