Actualisé 11.03.2013 à 05:20

Inde

L'accusé principal se suicide en prison

Le principal accusé du viol collectif et du meurtre d'une étudiante en Inde s'est suicidé par pendaison dans sa prison de New Delhi.

«Oui, il est mort», a déclaré un responsable de la prison Tihar de New Delhi, à propos de Ram Singh. Ce dernier passait pour avoir été le meneur du groupe accusé du viol collectif de la jeune femme. D'après la chaîne CNN-IBN, Ram Singh s'est pendu avec ses propres vêtements. Son avocat, V.K. Anand, a confirmé le suicide de son client, sans fournir plus de précisions.

Ram Singh, dont le frère est également inculpé, était détenu dans la prison de très haute sécurité Tihar. Jugé, il devait répondre des chefs d'accusation de meurtre, viol et enlèvement, pour lesquels il encourait la peine de mort.

«Il (Ram Singh) savait qu'il allait mourir de toute façon car le dossier contre lui est très solide», a dit le jeune frère de l'étudiante. «Je ne suis pas ravi par l'annonce de son suicide car je voulais qu'il soit pendu... en public. Ça ne me semble pas juste qu'il ait pu choisir sa mort», a-t-il ajouté.

Le procès de Ram Singh et de quatre de ses coaccusés s'est ouvert le mois dernier. Un sixième homme, reconnu mineur au moment des faits, est jugé séparément par un tribunal pour enfants. Contrairement aux majeurs, il risque une peine de trois ans de prison au maximum.

Conducteur du bus

Il était le conducteur du bus dans laquelle la jeune femme de 23 ans était montée, avec son compagnon, le 16 décembre, après une soirée au cinéma.

Singh et un groupe d'amis avaient beaucoup bu dans la soirée et décidé d'emprunter le bus - que conduisait Singh habituellement pour son travail - afin de traverser la ville dans la nuit.

Le groupe avait passé à tabac le compagnon, violé, battu et torturé la jeune femme, avant de rejeter le couple sur le trottoir. Transférée dans un hôpital de Singapour, l'étudiante était morte de ses blessures 13 jours plus tard.

Ce fait divers, qui a eu un retentissement international, a bouleversé l'Inde et de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer la façon dont la police et la justice méprisaient les affaires de violence sexuelle. (afp)

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